‹ Le Suicide d'une raceChapitre 20 sur 37 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Hommes dans la force de l'âge, souvenez- vous de votre sublime mission. Il me faut des citoyens intègres, soucieux de la chose pu lique ; il me faut des foyers vraiment français, où l'on pleure quand je suis triste, où l'on chante quand je suis victorieuse, ou l'on entend mon appel quand j'ai besoin d'être défendue. Donnez-moi des enfants qui à leur tour fonderont de ces vieilles familles, où continueront de fleurir ces vertus ancestrales, mon plus magnifique patrimoine.

Tous les vrais Français entendront cette voix de la patrie. Les uns, ceux que Dieu appelle à l'honneur de la paternité sauront mépriser les suggestions d'un égoïsme avilissant et ils donneront à notre pays des hommes ; les autres, qui pour de justes motifs renoncent au mariage, aideront, favoriseront, prot ' geront les familles nombreuses.

- Si tous, prêtres, législateurs, hommes d'œuvres, pères de famille, nous faisons tout notre devoir, nos fiers ancêtres n'auront pas à rougir de nous et nous pourrons nous présenter devant la postérité le front haut.

Lille , 2 juillet 191 1.

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