‹ Le suisse méthodiste confondu et convaincu d'ignorance et de mensonge [microforme]Chapitre 5 sur 9 · DNS · texte numérisé non relu

DNS

« assez grand nombre d'hommes, crurent en Jésus-Christ.» Vous voyez par là ce qu'il faut penser d'une Eglise qui soustrait les saintes Ecritures à ses peuples pour les amuser de ses traditions ?... Et Saint Jean, dans son Apocalypse, ne dit:il pas que ceux-là sont maudits de Dieu, qui ajoutent ou retranchent un mot au livre de ces Prophéties.—N'est-ce pas là une preuve éclatante que Dieu veut qu'on ne s'en tienne qu’à la parole écrite dans son saint Evangile, et qu'il a en horreur les traditions dc hommes.

M. Cuiniquy—M. le Président—C’est l’usage de nos bonnes vieilles grand’mères d’effrayer les petits enfants par des contes puériles..…. Il parait que c'est aussi l'usage des réformateurs de religion d'imaginer de sombres histoires avec lesquelles ils épouvantent et amusent leurs dupes. Parmi ces histoires effrayantes dont tous les échos des pays prétendus réformés retentissent, la plus ridicule, la plus sotte et la plus mensongère est sans contredit, celle dont M. Roussy a semblé préoccupé pendant sa longue suite de textes qu'il vient de nous lire, je ne sais trop pourquoi. M. Roussy a tant de fois entendu dire par sa vieille grand’mère, que nous Catholiques, nous sommes les ennemis de la parole de Dieu, et que nous abhorrons la Ste. Bible, qu'il le croit fermement...Mais c'est là un de ces vieux contes dont les Protestants instruits rougissent.

Qui a conservé le dépôt sacré des Ecritures Saintes, pendant les quinze cents années qui ont précédées les apostats et impudiques Luther et Calvin, si ce n’est l'Eglise Catholique ?...... Avant que ces deux monstres eussent troublé la paix du monde et trompé les peuples par leurs sophismes et leurs erreurs de tous genres ; avant qu'il y eut un seul Protestant sur la terre, en un mot, l'Eglise Catholique, non-seulement conservait les Ecritures Saintes comme son plus précieux trésor, mais elle ne négligeait aucun moyen d'en faciliter la connaissance aux peuples. Pendant le court espace qui s'était écoulé depuis l’admirable découverte de l'imprimerie, jusqu’au temps où Luther publia sa première Bible, environ soixante-quinze à quatre-vingts éditions de la Bible traduites dans les différentes langues de l’Europe, formant pas moins de deux cent mille copies, avaient été répandues parmi le peuple, avec l’autorisation, et souvent aux frais des autorités Ecclésiastiques Catholiques... 8i l'Eglise, pendant quelques années, a été obligée de mettre certaines restrictions à la diffusion et à la lecture de la Bible dans les langues modernes, les Protestants seuls en furent la cause... Ces sectaires avaient tellement changé le texte dans leurs traductions mensongères : par leur ignorance, ou plutôt par la corruption de leur esprit et

hr alE, SNOU, “Alr. d

US nr RS, UE. ns Gate. AO e.. fit Mes. 0 dite, té 20 Us, nn. dédin d

sn LT ce

de leur cœur, ils avaient tellement empoisonné cette source de la vie, que ceux qui venaient s'y abreuver y trouvaient plutôt la mort que la vie de leurs âmes.........L’Europe fut un moment inondée de Bibles où le texte de l'aveu même des Protestants instruits disparaissait pour faire place aux rêves insensés et impies des sectaires.......…. Alors, mais alors seulement, l'Eglise craignant avec raison, ou plutôt, voyant que ces Bibles falsifiées étaient prises pour la vraie parole de Dieu, mit quelques restrictions pour un temps, à la lecture de la Bible dans les langues modernes. Elle fit alors ce que font les médecins sages et habiles dans les épidémies, ils nous défendent certains aliments qui sont excellents dans d’autres temps, mais qui deviennent dangereux à cause des mauvaises dispositions de l’air ou des tempéraments.... Mais jamais l'Eglise ne mit d’entraves à la diffusion de la sainte Bible dans le texte grec ou latin... Or, dans ce temps, presque tous ceux qui savaient lire, entendaient le grec ou le latin ; car ces deux langues étaient, alors beaucoup plus qu'aujourd'hui, enseignées dans toutes les principales écoles de l'Europe. Mais l'époque malheureuse où une déplorable épidémie força l'Eglise de Jésus-Chrisj à prendre cette mesure extrême, pour empêcher la contagion du mal de gagner jusqu'au cœur des nations, ne fut pas de longue durée... A peine la fièvre dévorante que Satan avait infiltrée dans les veines de l'Europe, par les mains de Luther et de Calvin, eut-elle perdu de son intensité et de sa contagion, que l'Eglise invita les peuples de nouveau à se nourrir de la lecture de la sainte Bible, mise à la portée de tous par les innombrables traductions qu’elle autorisa, de tous côtés, par la voix de ses premiers pasteurs.

Les Protestants répètent encore que l'Eglise défend la lecture de la sainte Bible aux peuples; c'est un lâche et absurde mensonge, et il n'y a que les ignorants et les imbéciles parmi les Protestants, qui croient encore aujourd’hui à cette vieille imposture de l’hérésie, que certains ministres ne jettent constamment sous les yeux de leurs dupes que pour leur en imposer et les tenir dans une sainte horreur de ce qu'ils appellent le Papisme... Que les Protestants fassent le tour de l'Europe et de l'Amérique, qu’ils rentrent dans toutes les librairies catholiques qu'ils rencontreront à chaque pas, qu'ils aillent à Montréal, chez M. Fabre ou chez M. Saddlier, et partout ils y trouveront des milliers de Bibles dans toutes les langues modernes, imprimées avec la permission des autorités Eccléciastiques.

Je tiens dans m> "rain un Evangile, imprimé il n’y a pas encore cinq ans, à Quétse...… Sur la première page, j'y lis l'approbation suivante de l'Archevêque de Québec :

MP, es

« Nous approuvons et recommandons aux fidèles de notre Dio- « cèso cette traduction du Nouveau Testament, avec commen- « taires dans le texte et notes au bas des pages. » « f JOS. ARCHEVÊQUE DE QUÉBEC. »

Toutes ces Bibles Catholiques à vendre dans toutes les librairies de l’Europe et de l'Amérique sont autant de témoins irrécusables que le Protestantisme se nourrit de mensonge, quand tous les jours il écoute avec complaisance ses ministres et ses journaux lui dire, sur tous les tons, que nous sommes les ennemis de la Bible.

M. Roussy nous a dit que la lecture de la Bible était le seul moyen enseigné par Jésus-Christ et ses Apôtres pour la conversion du monde. M. Roussy tient probabiement, comme tous les Protestants, cette nouvelle idée de sa bonne grand'mère Mais, M. le Président, vous comprenez que jamais absurdité plus grande n'est sortie de la bouche d'un homme... C’est incroyable que des hommes qui sont toujours à nous parler de Bibles et de Bibles, ne savent pas que Jésus-Christ 4 dit à ses Apôtres :—« Allez jusqu'aux extrémités du monde, prêchez « l'Evangile à toute créature, celui qui croira et sera baptisé, « sera sauvé ; mais celui qui ne croira pas sera condamné »—(St. Lue, ©. xvi, v. 15 et 16.) id

Et dans saint Mathieu (c. xxXVIN, v. 18, 19 et 20) : « Jésus « s’approchant de ses onze disciples, leur dit : Toute puissance « m'a été donnée dans le ciel et sur la terre: Allez donc et ins- « truisez tous les peuples, les baptisant au nom du Père, et du « Fils, et du Saint Esprit : Et leur apprenant à observer tout ce « que je vous ai commandé, Et voilà que je suis avec vous jus- «qu'à la fin des siècles. »

Ce n’est donc pas un livre que les Apôtres sont chargés de faire lire aux peuples jusqu'à la fin des siècles.-—C'est une prédication verbale qu'ils ont mission de faire, et dans laquelle le Divin Sauveur leur promet de les assister et, de les guider, non pendant trente, quarante ou soixante ans, mais jusqu’à la fin des siècles. C'est par la prédication des Apôtres aux peuples, et non par la lecture de l'Evangile par le peuple, que Jésus-Christ veut que les hommes soient éclairés et sauvés, jusqu'à la fin des siècles. Et voilà pourquoi le Sacerdoce Catholique, seul possesseur de la mission donnée aux premiers Apôtres, enseisue, prêche et explique l'Evangile aux peuples... Jésus-Christ n'a pas dit « celui qui ne ira pus l'Evangile sera perdu.» C’est une absurdité et un mensonge, qui n’ont pu sortir que de l'enfer ;--mais Jésus Christ a dit à ses Apôtres de tous les temps : Prêchez l'Évangile—[nstruisez tous les peuples—Je scrai avec vous—

Page 1