‹ Le suisse méthodiste confondu et convaincu d'ignorance et de mensonge [microforme]Chapitre 9 sur 9 · TE TERRES · texte numérisé non relu

TE TERRES

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us OT |] est fausse et mensongère... je vous défie de le prouver; ce que vous dites là est un blasphêôme.

M. CuiniQuy.—Je vais vous prouver, monsieur, que ce que je viens de dire, n’est que la pure vérité; votre Bible est fausse et mensongère jusqu’à l'absurdité. C’est une Bible falsifiée, et je vais vous le prouver de suite,

S’adressant alors à un respectable habitant, nommé Gauthier. Monsieur, par qui la Bible que je tiens dans ma main, vous a-t elle été donnée ?

M. GauTHiER.—Cette Bible m'a été donnée par une personne qui la tenait de M. Roussy.

M. CainiQuYy,—Eh bien, M. le Président, vous allez juger ce qu'il faut penser des Bibles Protestantes. La Bible que M. Roussy tient en main dit:—« Toute écriture est divinement ins- « pirée pour instruire, reprendre et corriger. » Mais la Bible que je tiens dans la main et qui vient également de M. Roussy, ne

contient pas cette absurdité, car j’y lis: — « Toute écriture qui west inspirée de Dieu, est utile pour instruire, pour corri- « ‘ger. Desoooe

M. Roussy—Se levant précipitamment, dit: — « Les deux « sentences sont les mêmes. »

M. Cæiniquy.—Non, monsieur, ces deux sentences ne sont pas les mêmes. Est-ce la 5ème chose, M. le Président, et vous tous, messieurs, qui nous ecoutez :—prononcez :—--Est-ce la même chose de dire :—-— Toute écriture est divinement inspirée, pour « reprendre et corriger, »-—et de dire : - Toute écriture qui est « divinement inspirée, est utile pour instruire et corriger ? »

De tous les côtés de la salle on n'entend qu'un cri: « Non, ces deux sentences ne sont pas les mêmes, »

M. CuiniQuy.--Vous avez raison, mes amis, l’une de ces sentences est absurde, et il n’y a qu’une Bible sur laquelle la main de Satan a passé, qui puisse dire que toute écriture est inspirée de Dieu. Cette sentence est digne de l'enfer... Non, non, toute écriture n’est pas inspirée de Dieu. Il y a beaucoup d’écritures, il y a des œilliers de livres inspirés par le Démon...

D'ailleurs, voici deux Bibles également prèsentées par la main de M. Roussy..…… Si celle où il est dit que « toute écriture est «inspirée de Dieu, pour reprendre, instruire et corriger, » est correcte ;...... celle où il est dit que « toute écriture qui est ins- « pirée de Dieu, est bonne pour corriger et instruire, » n’est pas correcte...

Si les Méthodistes n’ont rien ajouté à la Bible que je tiens dans mes mains, ils ont donc retranché quelque chose dans celle que M. Roussy a devant lui... La chose est claire comme le

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soleil,. ... ou on a ajouté ici les mots, « qui est inspirée, » ou om les a retranchés dans l’aucre. . . . Et comme l'une et l’autre Bible sont l’œuvre des Méthodistes et viennent de leurs mains, d’après la parole de M. Roussy, ils sont maudits du Ciel, pour avoir ajouté ou retranché quelque chose à la parole de Dieu...

M. Roussy Prenant avec précipitation son casque et son manteau, veut s’en aller, en disant: —- Je ne veux pas discuter plus longtemps avec un homme qui ose me dire que ma Bible est falsifiée.

M. CuiNiQuy.—Je ne me contente pas de vous le dire, monsieur, je le prouve. Voici deux Bibles qui viennent de vous— l'une dit d'une façon, l’autre dit de l'autre. Il yen a une d'elle de falsifiée nécessairement, et vous êtes nécessairement et publi: quement convaincu d'avoir donné une Bible falsifiée.

Mais c’est assez sur cette question de la Bible et de la tradition ; je vous ai confondu par votre propre bouche sur ces questions. Prenons sur l'accusation que vous avez portée contre l'Eglise Catholique d’avoir retranché le second eommandement de Dieu. Est-ce vous, M. Roussy, qui avez mis votre signature au bas de cette lettre. (M. Chiniquy montre alors une lettre signée de M. Roussy, ou l'Eglise Catholique est accusée d'avoir retranché le second commandement de Dieu.)

M. Roussy.—(paraissant tout interdit et tremblant.)—Qui, monsieur, c'est moi qui ai signé cette lettre.

M. CHiniquy.—Eh bien | Il faut prouver ce que vous aves avancé dans cette lettre. ,

M. Roussy.—Non, monsieur, vous me dites que ma Bible est falsifiée, je m'en vais. (Et il veut partir.)

De tous côtés on entend des cris: — « Ne le laissez pas échap-

Le calme un peu rétabli.

M. Cuiniquy.—Ce n'est pas la seule place où votre Bible à été honteusement falsifiée, voici encore un de vos textes, où la main de Satan se montre d'une manière bien visible. —(St. athieu, chap. XVI, v. 24.) -— « Car quiconque voudra sauvèr « son âme, la perdra... mais quiconque perdra son âme pour « l'amour de moi, la retrouvera.» N'est-ce pas une belle trouvaille que celle d’une âme qui s'était perdue pour l'amour de Jésus-Christ.

Ce texte semble frapper M. Roussy comme d’un coup de foudre, il descend de l'estrade où il était, en disant: « Chez les 4 Latins, l'âme et la vie étaient la même chose. » Ces paroles ridi-

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cules sont suivies d’un immense éclat de rire; et puis on entend les cris: « le lâche, il se sauve, il ne veut pas continuer la discus- « sion... Empêchez-le de sortir. »..…... Mais, M. le Président et M. Chiniquy parviennent à ramener l’ordre, en rappelant au peuple qu'ils ont donné la parole d'honneur de ne faire aucune peine à M. Roussy.. ….

Pendant que M. Roussy s'échappe à travers la foule, un protestant qui craignait qu’on ne lui fit mal, et voulant le protéger, s'écrie :—1 M. Roussy est battu, c’est bien assez, il ne faut pas « pour cela le tuer, »

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