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Temps: Rt4h. 724: 24. Zen.
Courbes figurant l'élimination du 2090 R.P., du 693, du 1162 F. en fonction de la dose absorbée et du temps.
Pour BICKEL, P. GAYE, GATÉ et CÉILLERET, le sul- :
fathiazol n'existe qu’en très petite quantité sous
forme de conjugué dans les urines. CÉLICE, GRENIER,
FALLOT en trouvent plus les premiers jours, beaucoup plus qu'il n’y en a dans le sang; aussi pensentils qu'il ne s’agit pas d’une simple excrétion, mais que le rein transforme le produit en conjugué. Gour- NAY, M Morrror et M" ALLINNE trouvent dans les urines 20 % de composé acétylé dans les pre-
mières 24 heures ou au-dessous. Pendant les secondes 24 heures, la quantité de conjugué reste inférieure à 30 %. Pendant les troisièmes 24 heures, alors que la quantité de sulfathiazol éliminée est extrêmement faible, la quantité de composé acétylé atteint 50 %. Ces auteurs admettent que la quantité moyenne de conjugué dans l’urine reste aux environs de 30 %, et ils font remarquer qu'avec les sulfamidés étudiés jusqu’à présent, on avait trouvé des quantités de conjugué plus considérables, le double environ de celles que l’on trouve avec le
Les urines, au cours du traitement par le sulfathiazol, quelle que soit la valeur initiale de leur Ph, restent très acides pendant et après la cure de 2090.
GATÉ et CUILLERET ont signalé l’apparition de dépôts pulvérulents, voire même de petits cristaux dans les urines émises au cours des 24 heures qui suivent le traitement. Mais ils font bien remarquer que ces urines sont toujours limpides lors de l’émission, et que les cristaux ne sont apparus que dans la demi-heure ou l’heure qui suit la miction, en laissant les urines se refroidir à l’air. Ils sont d’ailleurs irréguliers dans leur production, et le nombre de cas où ils ont été observés est relativement restreint.
ET Pet
| Nous savons bien toutefois que les sulfamides en sénéral s’éliminent dans l’urine à l’état de sursaturation. Dans le cas du sulfathiazol, on peut trouver 8 grammes par litre, alors que la solubilité est de 1 gr. 40 par litre. Une partie du produit en sursaturation précipite dès l’émission. Il y a donc deux « zones » dans cette sursaturation : une zone instable qui précipitera après refroidissement des urines;
une zone stable qui constitue la sursaturation pro-
prement dite. La concentration limite entre ces deux zones est aux environs de 5 grammes. Si l’on alcalinise le sujet, par ingestion de bicarbonate de soude, cette concentration limite passe à 7 gr. 50. C’est P. DureL et M ALLINNE qui ont étudié ces modifications de l'élimination du sulfathiazol après ingestion de bicarbonate de soude.
Toxicité
Nous avons vu, par l'étude de l’expérimentation faite sur l'animal, que la toxicité du sulfathiazol était particulièrement faible. Mais on ne peut conclure de ce fait qu’il en soit de même pour l’homme. Aussi l'administration du 2090 a-t-elle été faite avec précautions et a-t-elle provoqué une étude attentive de tous les phénomènes pathologiques qui pouvaient, survenir au cours du traitement.
rit
En Suisse, GSELL a eu l’occasion de traiter de nombreux malades avec des doses journalières de 8 à 12 grammes. Il ne signale pas d’accidents graves. Quant au pourcentage des accidents secondaires toxiques, il le considère comme minime. « En tout cas, écrit-il, il n’est pas plus fréquent que chez les autres sulfamidés connus jusqu'ici, et surtout il est beaucoup moins que pour la sulfamido-pyridine, car les troubles gastriques toxiques font pratiquement défaut. »
Cet auteur signale comme manifestation secondaire la plus fréquente, un exanthème légèrement bulleux, souvent du genre de l’érythème noueux. Il
survient en général chez les malades qui sont en-
clins à d’autres symptômes toxiques. En outre, certains sujets ont présenté de la cyanose, et surtout une fièvre médicamenteuse. GSELL signale aussi une inflammation passagère de la conjonctive et de Ja sclérotique.
BICKELL insiste aussi sur les éruptions médicamenteuses, qui sont nettement plus fréquentes avec le sulfathiazol. Il les a observées dans 28 % des cas. Elles surviennent dans la règle du cinquième au neuvième jour du traitement. Leur siège de prédilection est au niveau des genoux, des coudes, à la face postérieure des avant-bras et sur le dos des mains. Plus rarement, on les voit sur le thorax et