‹ Le SulfamidothiazolChapitre 20 sur 30 · ANT UE L · texte numérisé non relu

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digestif, même minime. Pas de céphalée, pas d’asthénie, pas de cyanose, pas de poussée thermique, même éphémère, aucune éruption cutanée, aucun trouble du sommeil. » De plus, ces auteurs ont pratiqué plusieurs séries de numérations globulaires avant la cure, à la fin de la cure, et 24 à 36 heures après l’arrêt du traitement; elles ont permis de constater que la médication massive de 9 grammes n’a pas d'influence sur les globules rouges et n’entraîne qu’une légère diminution très passagère des globules blancs. Dans plusieurs cas, ils ont observé la présence de nombreux spermatozoïdes dans les sécrétions urétrales prélevées au cours du traitement et après la cure. Ils étaient normalement constitués et sans altération apparente.

L'étude des fonctions rénales a particulièrement retenu l’attention de différents auteurs. LONG signale une hématurie légère due à la précipitation dans les voies urinaires de cristaux d’acétyle sulfathiazol.

J.-H. HARNETT en' signale une autre au cours du traitement d’une pneumonie.

BICKEL fait remarquer que ces accidents sont évités facilement si l’on a soin d’administrer des quantités importantes de liquide.

Pierre DUREL à particulièrement suivi le comportement du rein chez les malades de Saint-Lazare à

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qui l’on a donné du sulfathiazol. On a fait à chacune des malades, entre autres examens, un dosage d’urée, une constante d’Ambard et une épreuve de la P. S. P. avant et après traitement. Le dosage d’urée n’a montré aucune modification du taux de l’urée dans le sang. Seule la constante d’Ambard a présenté quelquefois une légère modification dans le sens de l'élévation, coïncidant avec une diminution de l'élimination de la P. $S. P. Par ailleurs, le traitement a été très bien supporté.

HEGGLIN à observé un cas d’anurie apparue chez une femme de 60 ans après absorption de 33 grammes de 2090.

Enfin, CÉLICE et GAUTHIER ont vu guérir une endocardite infectieuse ie l’ingestion de plus de 100 grammes de 2090 RP sans altération de la constante d’Ambard.

Les auteurs américains SPINK et HANSEN trouvent les accidents suivants sur un groupe de 100 ma-

lades :

DermAtite entre eee RER Nausées et vomissements .:......

Rétentions uréiques et oligurie . ....

Forte hématuiries state Tete Fièvre médicamenteuse . ....:.....

Brüûlures et picotements des yeux. ...

Injection de la conjonctive ........

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Quant aux accidents graves, tels que l’agranulocytose, certaines anémies, lésions toxiques du foie, lésions nerveuses, il n’en est pas signalé encore. Toutefois, W. PULVER cite une observation dans la Schw. Med. Woch. (14 sept. 1940) où l’enfant G... R.., âgé de 8 ans, a présenté une agranulocytose pendant 8 jours. Cette agranulocytose a guéri après trois transfusions et l’administration de pentanucléotide. Notons, pour avoir une idée de la fréquence de cette grave complication dans la sulfamidothérapie, que les observations d’agranulocytose dues au 693 se montent à une vingtaine, dont la moitié seulement ont été mortelles.

° Mode d’action

Il est encore mal connu, comme d’ailleurs celui des sulfamidés en général. A la théorie des Américains, pour qui la concentration du produit dans le sang est l’élément essentiel, s'oppose l’opinion généralement admise en France (MAYER, Pierre DURE, GouRNAY, etc) qui tend à conférer l’activité du médicament à son produit d’oxydation hydroxylaminé. Le sulfathiazol est le sulfamidé qui passe le plus mal dans le L. C. R., disent GourNay, M" Mozrror et M°° ALLINNE, et c’est le produit qui paraît le plus actif dans les méningococcies. Il ne s’agit donc pas

APE 7 CS se Me).

tant de la concentration du produit dans le sang que des facultés d’oxydoréduction de l’organisme qui

germes, en sa forme active bien qu'instable d’hydroxylamine.

transforment ce produit, au voisinage même des

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