CAP RO ES
quents. On voit le tableau clinique se transformer en 12, 24 ou plus rarement 48 heures. La température tombe soit brusquement, soit en lysis, l’état général du malade s'améliore. Sur ces 60 cas, GSELL ne compte qu’un décès, chez un mongoloïde âgé de 10 ans. |
Les avantages de l’emploi du sulfathiazol sont, pour cet auteur, les suivants : o
— Fort abaissement de la mortalité : la mortalité moyenne des cas de pneumonie lobaire passe de 230 ARTE
— Diminution des complications. Sur les 60 cas, il ne s’est produit aucun abcès pulmonaire, aucun empyème. Un seul cas de pleurite séreuse post-pnéumonique est à signaler chez un enfant traité le sixième jour et atteint par ailleurs de paralysie infantile;
— Diminution de la durée de la maladie.
L’auteur insiste sur l’utilité d'entreprendre le traitement le plus tôt possible. Il faut en outre que ce traitement soit intense et de courte durée (3 ou 4 jours).
R. REHSTEINER observe que le produit est également très indiqué pour traiter les affections pulmopaires des nourrissons.
FRrANKk K., de la Société Allemande de Pédiatrie de Vienne, signale avoir traité des nourrissons pour
ile
pneumonie et broncho-pneumonie aux doses de 1 gr. 50 par jour. Le médicament a été bien supporté. Sur 98 pneumonies, aucun cas mortel ni aucune complication. Sur 152 broncho-pneumonies, 110 sans complication et 9 cas mortels.
L'observation n° 1 que nous rapportons est celle d’un enfant de 11 mois 1/2 atteint de bronchopneumonie. Les doses de 2 grammes par jour pendant 5 jours ont été parfaitement tolérées.
LOEFFLER constate que le sulfathiazol s’est montré pleinement efficace dans le traitement de la pneumonie, Cet auteur considère que la chute thermique en. lysis serait plutôt un avantage. Les récidives seraient moins fréquentes qu'avec le Dagénan.
BICKEL a traité 6 pneumonies et 15 bronchopneumonies avec les doses de 7 à 9 grammes le premier jour, 6 grammes les 3 jours suivants. La défervescence a été obtenue en moins de 24 heures après la mise en œuvre du traitement dans 5 cas de pneumonie. Dans les broncho-pneumonies, il a fallu 48 heures, ou même 3 ou 4 jours, pour obtenir une température normale. La mortalité sur les 21 cas traités a été de 1 malade seulement.
Enfin, SPINCK et HANZEN ont traité avec succès, par des doses de 5 à 8 grammes, un malade ayant présenté une méningite à pneumocoque,
Ne
Staphylococcies
Le sulfathiazol est actuellement le sulfamide qui agit le plus efficacement contre le staphylocoque.
PooL et Cook ont réussi à stériliser l’urine de malades infectés par le staphylocoque doré. Ils font remarquer toutefois que «la présence d’une obstruction à l’entrée de la vessie ou sur le passage de l’urine en un point quelconque du trajet urinaire est un obstacle que pas un produit ne peut vaincre ».
Les Américains W. DIETEL et K. Kaiser publient une guérison complète en 3 semaines d’une méningite à staphylocoque doré, sans avoir dépassé une concentration sanguine de 3 mgr. 50 pour 100 cc., le médicament ayant été administré à l’aide d’une sonde. | |
SPINCK et HANZEN relatent ainsi leurs résultats : «22 malades atteints de staphylococcie localisée furent traités selon deux méthodes. Dans la première, on s’efforçca d’entretenir une sulfamidémie
à 5 mgr. pour 100 cc; dans la seconde, le sulfa-
thiazol fut employé localement (suspension dans de l’eau distillée, huile de foie de morue ou sérum physiologique). Le traitement buccal était associé au traitement local. Les résultats ont été nettement satisfaisants. » Les meilleurs résultats furent obtenus
ts
par ces auteurs dans un groupe de 15 staphylococcémies. Tous les patients guérirent, sauf un. « Nous pensons, concluent SPINCK et HANZEN, que le sulfathiazol est actuellement l’agent thérapeutique le plus efficace-dans le traitement des septicémies staphylococciques. »
À ces résultats, il convient d’opposer un échec enregistré par GSELL dans 2 cas graves de septicémie à staphylocoque à culture sanguine positive.
Thomas $S. P. Firc cite un cas particulièrement intéressant. Il s’agit d’une fillette de 10 ans qui présenta un abcès épidural à staphylocoque doré. Une laminectomie draina l’abcès. Une septicémie fut décelée par la culture sanguine. Il fallut drainer chirurgicalement un empyème suppuré consécutif à une broncho-pneumonie métastasique et un abcès de la hanche dû au staphylocoque doré. Le sang a été stérilisé, et on a vu une apparence de guérison après un traitement considérable totalisant 231 gr. 40 de sulfathiazol pendant 17 jours. L'auteur signale qu’il n’y a pas eu de manifestations toxiques.
D’autres observations de l’action du sulfathiazol dans les septicémies à staphylocoque doré ont été publiées, notamment celles de CARRoL, KAPPEL, Jonns, GALLACHER et Di Rocco. «Ces observations permettent d'espérer, dit BICKEL; que ce mé-
2j TR
dicament aura, dans le traitement des septicémies staphylococciques, une efficacité supérieure à celle des autres dérivés de la: sulfamide. »
Wyss CHODAT a obtenu une guérison rapide d’un.
furoncle de la lèvre supérieure avec 3 comprimés de Ciba 3714 le premier jour, et 6 les jours suivants.
C’est aussi un anthrax de la lèvre supérieure que nous avons observé et dont l’évolution a particu- lièrement été influencée par le 2090 RP (observation n°12):
Enfin, CÉLICE et GOUGEROT ont signalé plusieurs cas de pyodermites favorablement influencées par des doses de sulfathiazol ne dépassant pas 3 grammes par jour.
Carroz, KAPPEL et B. LEWIS ont trouvé le produit très actif dans l’impétigo du nourrisson, et l’emploient localement. Ces auteurs insistent sur l’excellence des résultats obtenus par des applications locales sur les lésions staphylococciques de la peau.
L'observation n° 8 que nous présentons est celle d’une pyélonéphrite à staphylocoque que nous avons observée dans le service du Docteur CÉLICE.
UE
Action sur Îles autres germes
Les observations cliniques concernant l’action du sulfathiazol sur le streptocoque sont rares et ne permettent encore de tirer aucune conclusion.
SPINCK et HANZEN citent le cas d’un malade atteint de septicémie à streptocoque viridans qui n'avait pas été influencée par la sulfamide et qui le fut par le sulfathiazol. Pendant ce traitement la température était normale et le streptocoque disparaissait du sang. Mais après le traitement, la fièvre reparut et le streptocoque fut retrouvé. Cependant, après de nouvelles cures, la température resta normale et le sang stérile.
Dans l’érysipèle, le résultat obtenu est le même qu'avec le Dagénan. L’observation n° 6 est celle d’un érysipèle traité et guéri par le 2090.
Aucun résultat n’a été obtenu par GSELL dans le traitement de 2 méningites à bacille de Pfeiffer.
Dans la maladie de Bang, le même auteur a pu arrêter en quelques jours un état fébrile qui durait depuis plusieurs semaines. Mais l’action n’a pas paru aussi rapide qu'avec le «Causyth » qui est presque spécifique de la maladie de Bang.
Par contre, BICKEL signale qu’un malade atteint de fièvre ondulante, due à Brucella abortus bovis, soigné sans succès durant des semaines par la vac-
ON
cinothérapie, l’électrargol et le causyth vit sa température descendre lentement à la normale après administration durant 6 jours consécutifs de 4 grammes de sulfathiazol. Le traitement fut continué à la dose de 2 grammes par jour durant 6 jours encore et il ne se produisit pas de rechute,
Dans la tuberculose pulmonaire ou dans les autres tuberculoses, le sulfathiazol est absolument inactif. Aussi, en présence d’une pneumopathie d’allure pneumonique qui ne cède pas au traitement, faut-il reviser son diagnostic et penser à la tuberculose. ÿ |
La même efficacité se révèle dans les maladies à
virus et dans la grippe en particulier. Aucun bon résultat n’a pu être noté non plus dans la polyomyélite épidémique.
, CARROL, KAPPEL et LÉWISs, enfin, disent que le traitement local des chancres à bacille de Ducret par la pommade au sulfathiazol amène des guérisons spectaculaires.
Broncho-pneumonie
(Service du Docteur GouRNAY, à Montfermeil.)
Andrée B..., 11 mois 1/2, a présenté, le 30 novembre 1940, une éruption morbilliforme, coïnei-
] 4 e dant avec une rougeole de ses 3 sœurs.
Le 5 décembre, la température s’élève à 40°, tombe à 38° le lendemain, pour remonter à 40° le
7 décembre, date d’entrée à l’hôpital.
A l’examen, dyspnée avec battements des ailes du nez. A l’auscultation, un foyer de râles à la base
gauche, un autre dans l’aisselle droite.
On donne, le 7 décembre, 2 grammes de 2090.
Cette dose est répétée les quatre jours suivants, le 12 décembre 1 gramme. Soit en tout 11 grammes de 2090. Les comprimés sont donnés écrasés et mêlés à de la compote de fruits.
LL 'OREE
Dès le 9, une chute de la température se produit, qui se maintient le 10 à 38°, le 11 un nouveau clocher à 40°; le 12, la fièvre retombe à 38°; le 13 et les jours suivants, la température est normale, plus de signes d’auscultation.
L'enfant, qui présentait une cutiréaction négative, n’a été traitée que par le 2090 R.P. et des enveloppements sinapisés.
Anthrax de la lèvre supérieure
(Service du Docteur GourNAY, à Montfermeil.)
M" X..., infirmière à l’hôpital, 49 ans, présente, le 12 janvier 1941, une pustule sur fond érythémateux induré au niveau de la lèvre supérieure. Les jours suivants la tuméfaction grossit et s’étend entourée d’un œdème qui gagne la région temporale gauche, les paupières, le cou. La malade est hospitalisée. Glycémie 0,89.
Elle est mise au 2090 R.P. aux doses suivantes :
6 grammes le 13 janvier