‹ Le Sulfo-TreparsenanChapitre 12 sur 39 · Lapin n°476 pesant 1 kg · texte numérisé non relu

Lapin n°476 pesant 1 kg

Recoit le 19 janvier 0 gr. 85 par kilogramme c’est-à-dire 0 gr. 57 de Sulfo-Tréparsénan (lot 115) dans la veine marginale

de l’oreille.

Dans les jours qui suivent l’expérience les poids sont :

Ie20:janvVier ne eee 1.610 grammes Le 21 A Te 1.580 — Le DS PE ARRETE en 1.650 — Le 24 EE en ee CR OS 1.650 Lo DB Te PNR ee 1.660 — etc:

On voit d'après ces quelques extraits que toutes les précautions sont prises et que l’extrème rigueur des conditions biologiques exigées avant de mettre le Sulfo- Tréparsénan entre les mains du praticien donne à celui-ci et aux malades tous les apaisements et toutes les sécurités. |

POSOLOGIE, MODE D'ADMINISTRATION

Le Sulfo-Tréparsénan peut être utilisé par la voie veineuse comme tout autre arsénobenzène ; par voie cutanée et par voie musculaire.

De la voie intraveineuse, bien que nous l’ayons employée, nous dirons peu de chose: elle n’est pas l'objet de ce travail. Nous remarquerons seulement qu’en solution concentrée à la manière de Ravaut, ou étendue suivant la technique de Milian à un centigramme de solvant par cenligramme de produit, le Sulfo-Tréparsénan s'est montré remarquablement actif; probablement en raison de sa difficulté d’oxydation, et de sa composition.

Sauf la technique spéciale à la voie veineuse, tout le reste estsemblable pour l’emploi du Sulfo-Tréparsénan par cette voie, La voie intramusculaire a été utilisée surtout chez les malades pour qui les injections souscutanées étaient douloureuses. La posologie et la marche du traitement sont identiques à la méthode usitée par voie sous-culanée.

Le lieu d'injection est le quadrant supero-externe de la fesse: « Tout ce qui se voit de la fesse lorsque le sujet est assis. »

La solution deSulfo-Tréparsénan se fait de façon quasi

DE) 0 Se

instantanée lorsque l’on a soin de projeter la poudre à la surface du solvant.

Pour cela, en même temps que les seringues et les aiguilles, on fait bouillir de petites capsules (en villeun verre à liqueur) après avoir grossièrement égoutté on verse l’eau distillée ou mieux bi-distillée que l’on trouve en ampoules dans le commerce, et on projette la poudre

jaune. Les grains s’animent de mouvements rapides à la surface de l’eau et se dissolvent presque instantané ment.

. Les injections sont faites tous les jours ou tous les deux jours pour les doses allant jusqu'à 30 centigrammes ; à partir de cette dose, elles sont faites tous les quatre oucinq jours ou toutes les semaines suivant les cas.

Les doses sont :

Soit progressives suivant la méthode de Leredde, montant de 6 à 60 centigrammes, plus ou moins rapidement suivant les réactions individuelles ; la montée se ‘fait de 6 en 6 ou de 12 en 12 centigrammes.

Soit faibles (ou moyennes) rapprochées : technique de Sicard.

Les injections sous-cutanées :

Ne sont pas douloureuses du tout, jusqu'à 30 centigrammes ;

Ne sont pas ou sont très peu senties au-dessus de cette dose, si l’on suit les règles suivantes :

a) L'aiguille doit être introduite sous la peau et non dans le tissu sous-cutané profond ; l'injection étant un peu douloureuse lorsqu'elle atteint par erreur l’hypo-

Page 1