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derme graisseux (Gougerot). Aussi convient-il de s’assurer de la parfaite mobilité de l'aiguille enfoncée sous le derme et au-dessus du plan cellulaire profond ;
6) L'injection doit être faite lentement, à raison de une à deux minutes suivant les doses ;
c) Pour le lieu d'élection, Gastou, ainsi que Lacapère, marquent leur préférence pour la région costo-lombaire entre le rebord costal inférieur et la crête iliaque ; en second lieu, viennent la peau de l'abdomen et du dos.
d) Les solutions injectées doivent être ainsi diluées : 2 centimètres cubes d’eau distillée ou bi-distillée pour les doses allant de 2 à 80 centigrammes ; 4 à 6 centimètres cubes pour les doses allant de 36 à 60 centigrammes.
Même à ce titre relativement élevé, Le Sulfo-Tréparsénan n’est pas douloureux ; il ne provoque aucune réaction inflammatoire, à plus forte raison nécrotique; il est facilement résorbé.
De même qu'avec les autres arsénobenzènes, il faut considérer pour le Sulfo-Tréparsénan :
1° Une dose maxima, au-dessus de laquelle, on risquerait de provoquer des phénomènes d'intolérance, l'élimination n'étant pas suffisamment rapide. Celle dose est fixée par la majorité des auteurs à un centigramme et demi par kilo de poids vif ;
2 Une dose minima, au-dessous de laquelle l’arsénobenzène risquerait de n'avoir aucun effet utile; elle est, en général du dixième ou du sixième de la dose maxima ;
3° Une dose sériale enfin, constituée par la somme des doses de chaque injection d’une série, dont Île nombre est fixé par le but à atteindre : disparition des phénomènes cliniques, des phénomènes sérologiques. Elle est fixée, le plus communément, pour chaque série d’injections, entre 4 et 6 grammes.
L'atteinte de cette dose sériale est, à l'heure actuelle, regardée par tous les syphyligraphes comme très importante.
La méthode des doses faibles ou moyennes rapprochées (méthode de Sicard), semble prévaloir dans la pratique médicale actuelle. Le sulfotréparsénan paraît s’y adapter d'une façon particulièrement remarquable ; aussi l’avons-nous employé le plus communément.
Cependant, toutes les fois qu’il s'agissait de gagner de vitesse l'infection, nous avons employé la méthode des doses progressivement croissantes, dite méthode de Leredde, ou même les méthodes des doses fortes d’emblée, suivant les techniques de Milian, Erlich, Politzer.
La méthode sous-cutanée ou intramusculaire par le Sullo-Tréparsénan est applicable à tous les âges et pour toutes les périodes et accidents de la syphilis.
Cette médication reste soumise aux lois générales de la médication arsenicale organique basée sur le rapport entre le poids du sujet et la dose du produit à administrer par kilogramme de poids vif. Nous donnons, d’après les maitres de la syphiligraphie, la posologie et la marche
générale du traitement chez le nourrisson, l'enfant et l'adulle.
Posoocir
1e Chez le nourrisson : de la naissance à 18 mois.
La posologie et le mode d'administration du Sulfo- Tréparsénan chez le nourrisson ont été étudiés soigneusement dans le service et sous la direction du D'M. Pinard, qui a tracé les règles suivantes. La dose initiale est de 5 milligrammes ; 2 dose: 7 milligrammes et demi ; 3° dose : 1 centigramme ; 4° dose : 1 centigramme et demi. Les injections se continuent, séparées par des intervalles de trois ou cinq jours, en augmentant d’un demi-centigramme où d'un centigramme à chaque fois jusqu’à atteinte d’une dose représentant un centigramme el demi par kilo du poids total du nourrisson ; à ce moment, les injections sont hebdomadaires.
20 Chez les enfants : de l’âge de 18 mois à la puberté.
La dose initiale est réglée sur l'âge et le poids du petit malade : 2, 3, 6 centigrammes. Il est fait une injection tous les cinq jours, la progression est de 3 en 3 centigrammes,
La dose maxima est, là encore, d'un centigramme et demi par kilo. D'ailleurs, l'enfant, dont les émonctoires sont intacts, supporte merveilleusement Ja médication arsenicale. Aussi, bien des syphiligraphes n'hésitent pas à dépasser, quand besoin en est, celte dose maxima et à donner 2 centigrammes par kilo.
Chez le nouveau-né comme chez l'enfant, la question d'âge, de poids et de tolérance individuelle a une importance considérable.
P, Chambet
Ce
Entre chäque série, un repos de quinze jours à un mois est accordé au patient suivant la nature des accidents et la résistance du sujet (Gastou).
30 Chez l'adulte : sujets pubères, de poids proportionnel à la taille. ;
Chez l’adulte, la marche du traitement varie suivant :
Là période de la syphilis ; les accidents à traiter.
Ainsi distinguerons-nous : ë
Un traitement d’attaque contre les accidents en évolution ;
Un traitement d'entretien, pour confirmer les résultats cliniques obtenus et faire virer au négatif la séroréaction de la façon la plus définitive possible ;
Enfin un traitement spécial contre divers accidents spécifiques.
A) Traitement d'attaque
La première série doit atteindre une dose de 4 à ù grammes en l’espace de six à sept semaines. Pour agir vite el énergiquement, il y a intérêt à suivre la technique suivante :
Injeclions quotidiennes de 6, 12,18, 24 centigrammes dissous dans 2 centimètres cubes d’eau distillée.
À partir de 30 centigrammes, la dilution des doses se fait dans 4 centimètres cubes d’eau distillée et les injections se font tous les trois jours jusqu’à la dose de 42 centigrammes inclusivement ;
Enfin de 48 à 60 centigrammes, le titre de dilution reste le même, mais les injections sont espacées de six
à huit jours pour empêcher l’aceumulation du produit et éviter l’action irritative locale.
La dose maxima injectée a été dans nos observations de 60 centigrammes. Suivant Lacapère, cette dose peut être dépassée, mais alors il est nécessaire de répartir la solution en deux endroits différents du tissu sous-cutané ; ce n’est, au reste, que dans des cas exceptionnels qu’il y aura besoin de recourir à des doses dépassant 60 centigrammes. Il suffira, dans l'immense majorité des cas, de répéter cette dose de 69centigrammes jusqu'à atteinte de la dose sériale de 3,5 à 5 grammes.
Si les fortes doses sont mal supportées — ce qui est exceptionnel —-ilest loisible de répéter autant de fois qu'il sera nécessaire les doses moyennes de 30 à 45 centigrammes, de façon à atteindre la dose sériale fixée.
Le traitement d'attaque comporte plusieurs séries de 4 à 5 grammes réparties sur les deux ou trois années de traitement et séparées par des intervalles de trois semaines à un MOIS.
Laconduite du traitement se règle sur les séro réactions, qui doivent, en principe, se faire après chaque série, à tout le moins deux ou trois fois par année.
B) Traitement d'entretien
Ce trailement est celui employé dans les vieilles syphilis ; ces injections sont moins fréquentes que dans le traitement d'attaque, mais elles comportent la même dose sériale.
La fréquence des injections varie suivant que l'on se
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trouve en présence d'accidents cutanés, muqueux ou osseux, ou suivant qu'il n’y a pas d'accidents.
lo Onse trouve en présence d'accidents :
La première sériese fait comme celle d’un traitement d'attaque ; elle comporte une dose totale de # à 5 grammes. Puis dans l’année il est fait deux ou trois séries à raison d’une injection par semaine.
20 Il n’y a pas d'accidents :
Les injections se font toutes les semaines en progressant de 6 à 60 centigrammes ; 10 injections représentent une série totalisant 3 gr. 30. Après un repos de trois semaines, nouvelle série ; nouveau repos. Il est ainsi fait dans l'année trois séries semblables, dont le tolal représente 10 grammes de Sulfo-Tréparsénan.
C) Traitement de certains accidents :
a) Traitement des accidents cérébro-spinaux. — On fait tous les cinq jours sans arrêt pendant quatre à cinq mois une dose faible de 12à 2 centigrammes, suivant la tolérance du sujet (Gastou). -
Il y a avantage pour éviter les névrites arsenicales et l’intoxicalion d'associer les sels bismuthiques intercalés entre les injections arsénobenzoliques.
b) Traitement des accidents cardio-vasculaires. — Mêmes doses que ci-dessus, mais les séries sercnt moins longues : 10 à 15 injections de 12 à 30 centigrammes entrecoupées de traitements associés : bismuth, mercure, iodures.
Con
Les séties * sont séparées par un repos de trois semaines à un mois.
Tout trailement doit être évidemment contrôlé par la recherche de la réaction de Wassermann, complétée toutes les fois qu'il sera possible par le Hecht et le Jacobsthal, ainsi que par la méthode de Vernes.
Selon les indications cliniques, les séro-réactions seront faites dans le sang et le liquide céphalo-rachidien. (Gastou).