‹ Le Sulfo-TreparsenanChapitre 37 sur 39 · VIL — SYPHILIS ANCIENNE OBSERVATION XX · texte numérisé non relu

VIL — SYPHILIS ANCIENNE OBSERVATION XX

ISR. Pierre. Chancre en 1907; n’aurait pas présenté d’accidents secondaires. Pendant trois ans a été traité d’une façon régulière au biiodure. En 1910, il a pris pendant quelque temps de l’ioduré de potassium. De 1912 à 1919, ne fait aucun traitement. Aucun accident. En 1917 douleur lombaire qui aurait disparu par ingestion d’iodure de potassium.

De 1919 à 1922,R. P. a subi quatre séries de 914.

Le Wassermann, fait à plusieurs reprises, a toujours été né-

; gatif.

Actuellement, le malade souffre de douleurs lombairés et de névralgies sciatiques intermittentes, à prédominance nocturne. Il est atteint aussi de céphalées et d’insomnies. L’appareil cardio-vasculaire semble normal ; mais les réflexes tendineux sont abolis et les réflexes oculaires sont paresseux à la lumière.

Le 14 novembre 1923. Wassermann et Hecht sont complètement négatifs.

Le 12 novembre 1923, une ponction lombaire donne les résul-

tats Suivants :

DES Vis

Liquide clair ; très léger culot après centrifugation; lymphocythose marquée — 30 à 70 lymphocytes par champ; polynucléaires — 11 à 15; 15 centigrammes d’albumine par litre; Wassermann positif ++++, -

Le traitement parles injections sous-cutanées de Sulfo-Tréparsénan est commencé le 15 novembre 1923 : 6 centigrammes, le 15; 12, le 17; 18, le 19; 24, le 24; 30, le 23; 36, le 26; 42, le 29; 48, le 3 décembre ; 54, le 8; 60, le 13, soit une dose totale de 3 gr. 30 de Sulfo-Tréparsénan,

Une ponction lombaire est faite à nouveau le 13 décembre

Le Wassermann est devenu complètement négatif dans le liquide céphalo-rachidien.

En résumé, dans toutes nos observations, le Sulfo- Tréparsénan s'est montré nettement actif; il a été, en général bien toléré; nous n'avons eu à signaler que quelques accidents légers d'intolérance dus, du reste, à l'arsenic et non à la composition spéciale du sel,

Le traitement cutané institué dès le début, a maintenu la négativité sérologique, a empèché l'évolution de la syphilis et a prévenu la production d’accidents nouveaux.

La dose nécessaire pour faire disparaître les accidents cliniques semble être, pour la plupart des cas, aux environs de 3 ou 4 grammes injeclés à la suile sans intervalle. Cette dose sera d'autant plus efficace qu'elle sera injectée plus-près du début du chancre et sous forme de doses progressivement croissantes données dans le minimum de temps.

La dose curative est plus difficile à fixer : elle dépend

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