‹ Le Sulfo-TreparsenanChapitre 38 sur 39 · RER · texte numérisé non relu

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de facteurs très nombreux dont l'ancienneté de la syphilis est un des plus importants. Si nous nous basons sur l'observation de la séro-réaclion suivie durant un temps suffisant, nous voyons que :

Chez la plupart des malades atteints d'accidents primaires et traités dès le début, la dose entrainant la négalivation, se trouve aux environs de 10-12 grammes répartis sur 3 ou 4 séries de 3 gr. 30 chacune;

Chez les malades en pleine évolution secondaire, il a été nécessaire de faire au moins 4 séries pour aboutir à la négativation sérologique.

Nous pouvons essayer de dégager d’autres conclusions de nos observations, en ce qui concerne la séro-réaction.

Chez plusieurs malades, ont été pratiqués concurremment le Bordet-Wassermann, le Hecht-Bauer et Ja méthode de floculalion de Vernes.

Le Hecht-Bauer est resté plus longtemps sensible que le Bordet-Wassermann, comme à l'ordinaire.

La floculation de Vernes, faite obligeamment dans le laboratoire du D' Gastou, a donné des indices photométriques très élevés. Ges indices sont tombés très rapidement à O0 sous l'influence des injections sous-cutanées de Sulfo-Tréparsénan, ainsi que le montrent les graphiques. Il y a eu dissociation, le plus souvent, entre la courbe du Vernes et celle du Bordet-Wassermann, l'indice de ce dernier restant positif.

D'où la conclusion qui semble s'imposer : un Vernes à O0 n'indique nullement la guérison de la syphilis et peut induire en erreur pour la conduite du traitement.

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En résumé, si nous essayons, d’après les résultats obtenus, d’apprécier la valeur de la médication souscutanée par le Sulfo-Tréparsénan, il n’est pas douteux que l’action des injections sous-cutanées de Sulfo-Trépar- sénan est voisine de celle des injections intra-veineuses, à condition toutefois de procéder par injections répétées et progressivement croissantes et de pratiquer des séries séparées par des intervalles de repos relativement courts pour éviter : d'une part, la repullulation des spirochètes, de l’autre, les réactivations que ne manqueraient pas de produire des traitements à doses trop faibles ou trop espacées. |

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