Chez le Makois la sclérotique est parfois blanc jaunâtre
ot) LE SULTANAT d'aNJOUAX
ils sont devenus, avec le Protectorat, engagés des colons blancs.
Paresseux mais dociles, ils se laissent diriger comme de grands enfants. On trouve chez eux un sentiment inconnu des Arabes et des Bushmen et trop souvent ignoré des Européens eux-mêmes, celui de la reconnaissance. Il n'est pas rare, en effet, de voir un Makois jadis esclave apporter k son ancien maître arabe qu'il sait dans le besoin son salaire d'une semaine.
Pour terminer cette étude ethnographique je dois noter la présence à Anjouan de Malgaches de rOuest et de quelques Banians venus de Tlnde.
la\(;a(.k
Quatre langues soiiL parloivs ji Anjouan : uno ii flexions, l'arabe ; trois a^jj^lutiiuintes, le soiiahili, ranjouanais, le makois.
L'arabe, « ce latin de l'Orient », est iei, comme dans tout l'Islam, la lîin^ue sacrée, olllcielle et juridique ; les actes des sultans et des cadis étaient et sont encore rédigés en arabe.
Le souabili est la bm^j^nt» connnerciab' par excellence; il est employé dans les échanjjfes enire marchands des (]()mor(>s et tra(i(|uants de /an/ibar. Souvent aussi on le substituts h l'arabe (bms hi rédaction des j)ièces a(bninistratives.
L'anjouanais, (|ui est un méhinf^cs de souabili, de makois, d'aralx^, voire de portugais, d'anj^lais et de français, (»st (MittMidu et parlé com'ammcnt par tous les insulaires. L'étude des cet idiome est assez longue j)our riùn'()|)é('n en raisou (\r l'emploi trop fré(|uent par les indigènes de synalèjïlies
;J8 l-K SULTANAT d'aNJOUAN
ouphoiiiques qui déforment le mot au profit de riiannonio.
Lo inakois est le dialecte des nègres venus de Mt)/.uiubi([ms mais il disparait peu à peu devant r;injouauais (pie presque tous les engagés noirs ont aujouiHlIuii adopté.