‹ Le supplice d'une femme (volume 2)Chapitre 27 sur 49 · I.K SL'PI'LICB I) UN'B PliHJIE · texte numérisé non relu

I.K SL'PI'LICB I) UN'B PliHJIE

Trop lard. Il fallait f:

Hélas ! que n'al-je pu les faire !

Aujourd'tiut je voua aimo; vous êtes û mol; vous m'avez illt que vous m'aimiez: mensonp- «u vérité, je m'en liens là. Je ne puis plus vivre sans vous, je ne veux fia» vous partir'', ei je ne vous perdrai pas, je vous eu préviens.

Ahl vous croyez que j'aurai mis tuule ma vlti dans un -eul amour, que, pendant sept ans, j'aurai subi toutes les tortures, toutes les humiliations île la jalousie, que j'aurai entendu mon enfant, — oui, mon enfant, — appeler un autre

que moi son père? Vous croyez que j'aurai supporté tout cela par amour pour vous et pour Jeanne, et qu'un beau jour il vous suffira de me dire : je parai et que je voua laisserai partir? Vous vous trompe;. Si voua ne trouvez pas Je moyen de rosier, je vous le ferai trouver, moi.

Quel sera-t-il?

J'emmènerai Jeanne

Non pas. La loi ne sera pas pour moi, mais j'aurai pour mui ]« scandiilf;, vain: i.li'-ilioimcinv. Voire mari vous chassera, vous et voire enfant, et il faudra bien alors que vous soyez toutes les deui il moi et à moi seul, car II ne ïOUs restera plus que mol.

Mais il n'y a pas de haine qui ne soit préférable à un pareil amour... Deu» adversaires prêts a s'égorger ne se tii-ndraient pas un autre langage.

Ah! je ne suis pas un Genevois... comme Henri, moi. Je n'ai pas appris In vie dans fÉ/uik ut le lïriurs savoyard;

Sï l.fi SLPI'l.ICE IVtXE FEMME.

je n'a! pas pétri -mon ame avec la neige des glaciers ; je sui< né en pleine Espagne, sous un ciel de feu, fil c'est le soleil avec toutes ses ardeurs qui brille le sane (le tues veines. J'aim- avec tout mon rire , je me donne tout entier, mais j<veux qu'on soit tout à mol. Que m'importe votre mari : je le liais!

ifi qui vous son ai

Tant pis pour lui s'il est aveugle!

Pour voua que j'aimai* f:t iloni y.< vimlais me faire aimer.

Dites-moi alors que je me suis vendue!

Je vous aimais, je vous idorafa. Je ne sais pas par quel moyen j'ai pu vous convaincre. Tous les moyens sont bons n. celui qui aime. SI j'ai supporté jusqu'à présent cette vie doubla, c'est que j'ai cru que vous m'aimiei, et que vous

Page 1