ACTE DEUXIÈME
mo tend pour me forcer de le suivre? Mais non! Cette femme ne m'a laissé aucun doute, je suis perdue ou je vais Fêtre. Avec quel art elle me torturait l Amitié , tu es donc un vain mot comme Tamourl A qui demander conseil? A ma mère, la sainte femme qui n'a connu que le bien toute sa vie?... Où trouverait-elle les ressources du mal ?... A mon père?... Il mourra de honte devant cet aveu. Mentir, alors, mentir encore, toujours mentir. Ahl mourir, c'est bien plus simple et bien plus loyal l Mourir? comment mourir?... ma mort ne m'appartient pas plus que ma vie. Je peux faire croire à un accident pour sauver mon honneur, pour être pleurée de ceux qui m'aiment. Ces larmes seront mon dernier larcin. Oui, je puis monter à cheval, me faire briser la tête sur le pavé d'une route. Quelle mort! Je suis lâche I je n'oserai pas. Mon Dieu, que devenir! (Eiie pienre.) Est-ce bieb mol qui en suis là? Quand je me rappelle mon enfance si calme et si gaie... mes rêves 1 où étes-vous? Comment me suis-je perdue? Regarde où tu en es venue, malheureuse! Quelle fange autour de toi I Eh bien, que cherches-tu? Va jusqu'au bout de ta destinée f cet homme, ton amant, a raison. La fuite est ta seule ressource, ta seule excuse, même. On dira que tu n*as pas pu résister à ton amour... D'autres femmes t'envieront, un poète te chantera. On parlera de toi dans la grande ville, tu seras célèbi*e... Les valets se jetteront ton histoire avec des éclats de rf-^e dans les antichambres de tes amis; ils diront qu'ils la savaient depuis longtemps, ils la savent peut-être... Et toi, tu vieilliras là-bas, en Italie, héroïne de roman, au bord de quelque lac, éternellement rivée à ta faute. Soit, partons! (8*vrétant.) lamais!...