‹ Le supplice de Paniquet comedie en un acteChapitre 10 sur 32 · SCÈNE vil · texte numérisé non relu

SCÈNE vil

PANIQUE!, seul, accablé.

Je serais le papa de ma futureI...oui...ies dates... sa ressemblance avec sa mère!...(sa reprenant.) C’est-à dire non'... ça ne prouve rien... mais cette lettre que J’ai là dans mon portefeuille, et qui ne m’est parvenue que deux ans après l’événement, à mon retour à Brest?... (it tire la lettre de son portefeoille et lit l’adresse.) c A M. Gabriel Caboul n mon véritable nom, Paniquet étant celui de mon oncle qui me l’a légué avec sa fortune! .. relisons : t Ingrat! vous avez, fui loin de la malheureuse qui avait eu foi en vos promessesl... reviens, et Je te pardonnerai, (ii s’attendrit.) Reviens consoler celle qui reste seule avec un gage de ta tendressel... » Ça y est !... en toutes lettres... un gage de ta tendresse!... c’est assez clair!... ce gage a dix-neuf ans!... il répond au nom de Berihel... et moi, égaré par la voix du sang!... Recule, malheureux, devant ces noces impies I... Oui, mais comment? irai-je révéler à Lcdoux? .. Pauvre homme!... Iroubler ses dernière.s années par un aveu qui le portera naturellement à me couper la gorge!... AhI fi!... fuirai-je?... fuir?... mais il s’acharnera à la poursuite de mes soixante mille livres de rente. Eh bien !... s’il me poursuit, je me travestirai pour lui échapper ; c’est aisé, oui, en me teignant les favoris, et en supprimant cet accessoire sans lequel il ne

m a jamais vu... (Il dte sa perruque et se regarda dans on miroir de poche.) Il sera fin s’il me reconnaît!...

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