SCÈNE IX
PANIQÜET, pais MARTIAL.
PANIQÜET, aenl.
Cette fille sait toult... quel dragon de dévoùment ! elle parle comme aurait fait ma victime! mais enfin si la petite n’a pas d’amoureux, je ne peux pas lui en fabriquer un !.. . tiens 1 ce jeune sous-lieutenant... soyons fin! (a Martial qnî entre.) Pardon , capitaine, (a part.) Je le flatte. (Haut.) J’aurais un petit service à vous demander.
MARTIAL, fumant on cigare.
Lequel, monsieur ?
PANIQÜET.
Vous n’ignorez pas* mon prochain mariage avec mademoiselle Berthel...
MARTIAL
Je vous en félicite, monsieur.
PANIQÜET.
Combien je soupire après cet heureux jour!...
MARTIAL
Vous soupirez?...
PANIQÜET, lonpirant.
AhI c’est qu’elle a des yeux!... quels yeux ! et des cheveux... quels cheveuxl et des dents! vous avez dû voir ça eu déjeunant... Je ne vous parle pasde son teint de lys et de roses. . .
Sr.ÊNE X
MARTIAL, à part.
•Ah! çàl mais, on dirait un commis-voyageur qui fait l’article!... (Baat.) Pardon, monsieur, mais...
PAMQUBT.
Et quel cœur!... sensible et impressionnable!
MARTIAL, riant avec doate.
Ah ! VOUS croyez?...
PANIQUKT.
Tenez, hier encore, elle disait : (Faiiaoi la petite roii.) < Mon . Dieu!... qu’il e.l difficile de se faire comprendre, même par les personnes que l’on voit tous les jours, tel croit parfois
3 u’on le hait, pour qui l’on cache des dispositions bien ifférenies... oui, bien différentes!. . »
MARTIAL
Ab! elle a dit cela ?... (a part.) Mais de qui donc voulaitelle parler?... il n’y a que des vieux icil... Serait-ce de moi, par hasard?
PANIQUBT, à part.
Je crois que ça commence à prendre I...
MARTIAL, à part.
Je conviens qu’elle est assez gentille... Trop gentille mille fois pour devenir la femme do ce vieux bonhomme !
PANIQUET, à part.
Il me regarde de travers... ça marche...
MARTIAL, à part, jetant ton cigare.
Ah! je veux savoir si c’est de son plein gré qu’elle l’épouse.
PANIQÜET.
Vous me quittez ?
MARTIAL, qui allait rentrer ^ ganebe.
Je vais achever mon cigare dans le jardin, (ii tort par le rond b droite.)