SCÈNE X
PANIQUET, pals BERTHE.
PANIQUET, se frottant les mains.
J’ai lancé l'étincelle électrique... mais... (voyant entrer Berthe.) J'aperçois mon sang... contiens-toi, cœur paternel!
BERTHE, entrant.
Eh bien, monsieur, vous trouvez-vous mieux?
Ifi I,K SUF’PLICE F)R PANIQUE T
PANIQUET, r«mbrisaant aar la front.
Oui, oui, très-bien... et la preuve c’est que j’ai déjà cherclié des témoins,
BER'THE
Ahl... qui donc?
Ce jeune homme, vous savez, cc charmant militaire, le fils de M. Sanguinard.
BERTHE
M. Martial I eh bien?
Eh bien!... il m’a rerusc tout net...
BERTHE
Ça ne m’étonne pasi il est si peu aimable!
A présent surtout ., pauvre garçon! il est cruellement vexé.
BERTHE
De quoi?...
Eht mais... apparemment de mon mariage avec voQs.
BERTHE
Lui! par exemple I...
Quand je le lui ai annoncé, il est devenu blanc... oh mais blanc!... a croire qu’il allait tomber à la renverse.
BERTHE
Pas possible I
L’infortuné avait sans doute des vues sur vous.
BERTHE
Sur moi! lui qui ne m’adressait jamais la parole.
Par délicatesse... une héritière... mais au fond, il se disait peut-être : je suis joli garçon... C’est vrai, il est joli garçon, on ne peut pas lui refuser ça... Je suis officier... Il est officier, on ne peut pas non plus lui refuser... J’ai les cheveux bleus et les yeux frisés... c’est-à-dire, non, les yeux frisés et les cheveux bleus... il est impossible que mademoiselle Berthu, qui a aus-^^i des yeux, et quels yeux ! (il l’em. bras$«.)Ne s’en aperçoive pas...