‹ Le supplice de Paniquet comedie en un acteChapitre 14 sur 32 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

PANIQUET, pals BERTHE.

PANIQUET, se frottant les mains.

J’ai lancé l'étincelle électrique... mais... (voyant entrer Berthe.) J'aperçois mon sang... contiens-toi, cœur paternel!

BERTHE, entrant.

Eh bien, monsieur, vous trouvez-vous mieux?

Ifi I,K SUF’PLICE F)R PANIQUE T

PANIQUET, r«mbrisaant aar la front.

Oui, oui, très-bien... et la preuve c’est que j’ai déjà cherclié des témoins,

BER'THE

Ahl... qui donc?

Ce jeune homme, vous savez, cc charmant militaire, le fils de M. Sanguinard.

BERTHE

M. Martial I eh bien?

Eh bien!... il m’a rerusc tout net...

BERTHE

Ça ne m’étonne pasi il est si peu aimable!

A présent surtout ., pauvre garçon! il est cruellement vexé.

BERTHE

De quoi?...

Eht mais... apparemment de mon mariage avec voQs.

BERTHE

Lui! par exemple I...

Quand je le lui ai annoncé, il est devenu blanc... oh mais blanc!... a croire qu’il allait tomber à la renverse.

BERTHE

Pas possible I

L’infortuné avait sans doute des vues sur vous.

BERTHE

Sur moi! lui qui ne m’adressait jamais la parole.

Par délicatesse... une héritière... mais au fond, il se disait peut-être : je suis joli garçon... C’est vrai, il est joli garçon, on ne peut pas lui refuser ça... Je suis officier... Il est officier, on ne peut pas non plus lui refuser... J’ai les cheveux bleus et les yeux frisés... c’est-à-dire, non, les yeux frisés et les cheveux bleus... il est impossible que mademoiselle Berthu, qui a aus-^^i des yeux, et quels yeux ! (il l’em. bras$«.)Ne s’en aperçoive pas...

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