‹ Le surintendant FoucquetChapitre 12 sur 69 · Évelyn, p · texte numérisé non relu

Évelyn, p

3. Henri de Bourbon, fils d'Henriette d^Entraigues et de Henri IV.

4. Journal d'Oliv. d'Ormesson, I, 201. — Feuillet de Conches, Causeries d'un curieux, II, 262.

lets, etc. * Tous les ans la foire aux oignons fournissait un assortiment d d'oignons de tulipes, d'anémones, de tubéreuses et autres plantes considérées pour leur nouveauté et leurs odeurs • ». On tirait les graines et les plantes rares de Hollande ou d'Italie; Vaillant, le célèbre antiquaire voyageur, s'approvisionnait même en Orient. Foucquet, qui passait pour être « mieux pourvu en anémones qu'homme de France^ », se faisait adresser par ses correspondants a des greffes d'orangers et de citronniers les plus rares d'Italie, recouvrés dans les plus célèbres jardins de Rome ^ ». Le potager de Vaux avait été organisé par La Quintinie, et le jardinier de Saint-Mandé était un personnage ; « il y a dans les jardins, écrit le conseiller de la Fosse, deux cens grands orangers ^ et force plantes de noms à moi inconnus et barbares. Le jardinier qui est vêtu, logé et meublé comme un honnête homme, et que l'on appelle le Fleuriste, est celui de tous les domestiques dudit lieu, duquel le sieur Foucquet faisoit le plus d'estat, et auquel il prenoit le plus de confiance, nonobstant qu'il fust allemand luthérien ^ ».

En novembre 1657, Louis XIV, accompagné de Mazarin, alla visiter

Cet agréable lieu Qui Saint-Mandé, sans faute nulle, Se qualifie et s'intitule.

C'est Loret qui parle ; et le surintendant

Reçut admirablement bien Ce roi très sage et très chrétien, Qui très content témoigna d'être Tant de ce logis que du maître.

Le château de Vaux lui réservait d'autres surprises.

La maison de Saint-Màndé construite, remaniée, augmentée d'an-

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