Acte IV, scène
3 Prospero dit seulement au sujet delà colère de Sycorax contre Ariel :«Thou wast a spirit too délicate to act her earthy and abhorr'd commands, refusing her grand hests... » (Esprit trop délicat pour te soumettre à la bassesse odieuse de ses ordres, tu refusas d'exécuter ses magiques opérations). Acte I, scène 3.
réprimandes de la part de son maître \ Ce service contraint, qui lui donne quelque analogie avec Caliban, marque la différence qui existe entre Ariel et Puck/lequel est toujours de bonne humeurj n'a même que du plaisir à exécuter les ordres de son maître ; s^il lui arrive parfois de se tromper, de prendre par exemple Lysandre pour Démétrius, cela le rapproche encore de la commune humanité et lui gagne nos sympathies, tandis qu'Ariel est l'exactitude et Tomniscience même ; mais il est impossible de deviner à quoi il emploiera ou au service de qui il mettra son pouvoir magique quand aura sonné Theure de son affranchissement de Prospero.
Cette libération est en même temps le congé que Shakespeare prend de son monde de fées ; ce solennel adieu, bien qu'il ait quelques rapports avec un passage des Métamorphoses d'Ovide % n'en est pas moins une des perles de la poésie de Shakespeare :
« Vous, sylphes des collines et des ruisseaux,