‹ Le surnaturel dans le théâtre de ShakespeareChapitre 24 sur 102 · Spalding, ouv. cité, p · texte numérisé non relu

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lesquelles ne furent du reste vulgarisées que plus tard par Galilée et Kepler \ Les œuvres de Shakespeare montrent quelle foi les Anglais de son temps avaient aux étoiles. C'est à peine s'il a une pièce qui n'en fournisse des exemples. Des locutions comme : notre bonne étoile, l'astre d'un homme décline ou la mauvaise étoile de quelqu'un a présidé à tel ou tel événement de sa vie, ont si bien passé dans la littérature que nous nous en servons encore aujourd'hui sans les prendre au pied de la lettre.

Mais Léontes, par exemple, croit fermement à l'existence d'astres proxénètes ayant le pouvoir de corrompre la femme la plus vertueuse ^ ; Roméo « renie les étoiles » après avoir pris sa résolution désespérée' ; Sébastien, dans le Soir des Rois ^ est assailli de terreurs, parce qull voit son étoile briller d une lueur de mauvais augure *, et le naïf Malvolio, dans la même pièce, bénit Jupiter et les astres du bonheur qu'il éprouve de la let-

1. Anders, ouv. cité, p. 237. — W. Scott, ouv. cité, p. 276 et suiv. Démonologie du roi Jacques, p. 39 et suiv.

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