‹ Le surnaturel dans le théâtre de ShakespeareChapitre 30 sur 102 · Ihid., p · texte numérisé non relu

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pourquoi nous nous y conformons aussi ' ». Richard d'York fait aussi preuve de superstition en refusant d^abord de porter le titre de duc de Gloster que lui donne Warwick« le faiseur de rois », parce qu'il croit ce titre de mauvais présage *.

Si Ton considère qu^au temps de Shakespeare on ajoutait foi à tous les genres de divination, qu^ils fussent fondés sur l'astrologie, l'interprétation des phénomènes naturels, la physiognomonie ou la chiromancie ^j on trouvera tout naturel que les prédictions et l'art d'expliquer les oracles jou^'ut un si grand rôle dans toutes les œuvres du poète tant celles de sa jeunesse que de Tâge mûr, les comédies comme les tragédies, les drames historiques comme les romanesques. Beôthy fait justement observer que cet élément, avec les songes et les apparitions de spectres, représente la fatalité dans la conception foncièrement chrétienne du drame shakespearien, pour autant que la fatalité a une part aux défaillances du héros

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