Acte IV, scène 4 ; acte V, scène
ner » ; Marie presse Toby Belch de faire réciter une prière au malade. Le plus avisé de tous est encore le bouffon, car c'est lui qui s'aperçoit le premier que Malvolio est sain d'esprit. 11 prend congé de lui par ces mots ; « Tu n'es pas plus fou qu'un autre : adieu, mon diable ^ I »
Pour Texpiication de ce qui précède, il faut savoir que, bien qu'on crût partout dans ce temps à la possibilité de la possession démoniaque et qu'on ne pût s^expliquer autrement une foule de cas pathologiques^ les protestants ne croyaient plus aux exorcismes et se moquaient, en les qualifiant d'impostures, des cérémonies pratiquées dans ce but par les prêtres catholiques ". 11 est évident toutefois que, dans les scènes citées, Shakespeare se moquait non seulement des exorcismes, mais de la croyance même à l'obsession.
Nous avons parlé du rôle d'Owen Glendower comme magicien dans Henry IV, 11 se vante de commander et d'apprendre à d'autres à commander au diable: il tâche d'en imposer à Percy par