‹ Le surnaturel dans le théâtre de ShakespeareChapitre 45 sur 102 · Acte IV, scène · texte numérisé non relu

Acte IV, scène

Dans le Conte d'hiver, Polixène, roi de Bohême, traite la pauvre Perdita de « méchante magicienne » (« fresh pièce of excellent witchcraft », acte IV, scène 3) et la menace d'une mort cruelle, parce que son fils Florizel en est tombé amoureux et veut Tépouser. Nous avons parlé du rôle que joue dans la Tempête Caliban, fils du diable et de la défunte sorcière Sycorax; Galiban, à ce titre, a des prétentions sur Fîle enchantée dont, à son dire, Prospero n'a fait qu^'usurper la possession ; c^est pourquoi il le maudit de bon cœur appelant sur lui « tous les maléfices, vampires, crapauds de jSycorax. » Mais Prospero lui-même convient que la mère de Galiban était une puissante magicienne I qui « commandait à la lune, au flux et au reflux ^ » Après ce que nous venons de dire de la croyance au diable, on peut se faire une idée assez claire de ce qu'on entendait au temps de Shakespeare sous le nom de sorcellerie. Suivant la croyance commune, les gens — hommes ou femmes — qui avaient fait un pacte avec le diable, étaient à même de faire aux hommes toute sorte de mal, de détruire leur bien, de nuire à leur réputation, ruiner leur

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