Acte V, scène
irons nous plaindre à tes collègues ; nous fuirons ton injustice, si tu ne viens pas à son secours * ! » Et J upiter parait en véritable « deus ex machina » , assis sur un aigle, au milieu des tonnerres et des éclairs, tenant un foudre dans sa main ; son « haleine divine a une odeur de souffre » ; il réprimande les esprits mutinés et les renvoie sur les collines fleuries de TElysée ; il déclare qu'il a persécuté Posthumus, parce qu'il l'aimait et qu'il rélèvera s'il l'a abaissé, car il est né sous sa constellation et a prêté serment dans son temple. Ensuite il dépose sur la poitrine du dormeur une tablette où est écrit en termes énigmatiqaes le sort qui lui est réservé. Posthumus, à son réveil, trouve la tablette. (Dans l'original il y a d'abord « tablet », puis « book. ») Un augure romain lui explique le sens de la prédiction qu^elle contient et qui finit par s'accomplir, car il recouvre la liberté, retrouve sa femme Imogène, et le roi Gymbeline, délivré de sa méchante épouse, les reçoit tous deux comme ses enfants. Le songe joue donc ici le rôle d'un personnage agissant et dont l'action sur les person-