Thiselton Dyer, ouv. cité, p
à des êtres irréels, qu^a enfantés leur cerveau i. » Les Joyeuses commères de Windsor mettent à profit la croyance aux fantômes, aux lutins et aux fées pour jouer de bons tours, et Falstaff même se moque des gens qui se font dire la bonne aventure \ Dans Roméo et Jidiette^ Mercutio narrant le conte de la fée Mab dit lui-même que c'est un songe, « le fruit d'un cerveau oisif, créé par le néant ou l'imagination vaine ^ .» Périclès déclare superstitieuse la croyance des matelots qui prétendent que la présence d'un mort sur le navire cause sa perte *.
La foi aux présages soulève partout des contradictions : le cardinal Pandolfo 5 envoyé dupapetj à l'armée française, compte sur la sotte crédulité des hommes pour leur faire voir dans des phé-, nomènes naturels des signes avant-coureurs de la défaite du roi Jean \ Jules César ne croit pas non plus aux présages et aux songes, et va réso-