Ouv. cité, p
4. Spalding, ouv. cité, p. 135. Rûmelin,ouv. cité, p 167, Gervinus, ouv. cité, IV, p. 399 et suiv., 427 et suiv.
au milieu des luttes religieuses acharnées de cette époque, il ne fut le prisonnier d'aucun parti, mais qu'il s'efforça de se placer au-dessus de tous. On a donc lieu de croire que c^était un homme éclairé pour ce siècle de superstitions et de préjugés \ Une preuve en est par exemple, dans l'idée toute moderne qu'il se fait de la folie comme cas pathologique, tandis qu'à son époque elle était généralement considérée comme une possession démoniaque et traitée en conséquence ^ Une autre preuve, c^est le scepticisme qu'il montre aussi souvent qu^'il en trouve l'occasion au sujet de toutes les chimères enfantées ipar la superstition et la crédulité ^
Ainsi dans le Songe d'une nuit d'été, éclos en entier de son imagination, Thésée déclare ne pouvoir ajouter foi aux prodiges « ni à ces vielles fables^ ni à ces féeries ; que le fou, l'amoureux et le poète, qui sont tout imagination, peuvent seuls donner une figure, un corps, un nom
1. Goethe : Calderons Tochter der Luft. Gervinus, p. 420 efe 5uiv.
2. Spalding, p. 75 et 82. H. Laehr est d'un avis quelque peu lifférent, ouv. cité, et suiv. 187.