Acte IV, scène
crimes *. Dans Macbeth^ Macduff apprenant que sa femme et ses enfants ont été égorgés par les sicaires du tyran, s^écrie : « Quoi! Le Ciel Ta vu et n'a pas pris leur défense ^ ! » Hamlet s'élève contre l'Eternel « parce qu'il a armé sa foudre contre le meurtre de soi-même » ^ Gervinus fait justement observer que les personnages de Shakespeare en qui le sentiment religieux est particulièrement développé, tels que Richard II et Henri VI sont, pour l'ordinaire, des individus de caractère faible ; que ses scélérats quittent la vie sans s^être repentis, la plupart de ses beaux caractères sans s'être résignés à la volonté divine et que ses amants qui se préparent à la mort se consolent rarement Tun Tautre par Tespoir qu'ils se reverront dans un autre monde *.
Beaucoup de personnes pensent trouver dans ses œuvres la preuve que Shakespeare ne possédait pas la foi chrétienne en l'immortalité de Tâme. Il faut observer toutefois que la littérature de la Renaissance — en Angleterre comme ail-