II PRÉFACE
certain nombre d'idées, j'ai laissé les autres avec des points d'interrogation. J'espérais que mon travail pourrait servir de base à des discussions qui jetteraient une lumière nouvelle sur le sujet étudié. Il me semble que la question est toujours au même point.
Pour vouloir défendre la théorie naturaliste, je suis, paraît-il, arrivé trop tard. Il y a longtemps que la cause est entendue. Cette théorie a été soutenue, il est vrai, autrefois; elle a même eu son moment de faveur. Aujourd'hui elle est complètement démodée, il faut la laisser dans l'oubli où elle a été justement ensevelie. « L'œuvre de M, Ploix, a dit un critique, est le dernier effort, le dernier souffle de l'école philologico-physique en mythologie. Les idées qui y sont exprimées sont celles qui, de gradation en gradation et arrivées à leurs conséquences extrêmes, ont fini par aboutir à nous représenter le Petit-Poucet ou le petit Chaperon rouge comme des personnifications de l'aube, de même que la vache noire et le loup qui les avalent personnifient la nuit. » Ce critique a raison et je ne reculerai pas devant les consé-