‹ Le syllabus base de l'union catholiqueChapitre 1 sur 35 · SOYONS UNIS · texte numérisé non relu

SOYONS UNIS

Sint unum ! qu'ils soient un ! C'est la prière que Jésus-Christ adressait à Dieu son Père pour quelques hommes de rien, qu'il laissait après lui chargés de parfaire son œuvre. Cette prière a produit l'unité catholique toujours indivisible, en dépit des hérésies et des schismes. Que tous les catholiques se la rappellent et la répètent pour leur propre compte : Soyons unis ! Tous appuyés sur l'inébranlable unité de l'Église notre commune mère, ne nous laissons pas diviser par des opinions personnelles, par de funestes malentendus. Divisés, nous serions vaincus; unis, nous sommes invincibles.

Les méchants s'unissent pour le mal, et c'est le secret de leur force ; les bons, trop souvent, ne savent pas s'unir pour le bien, et c'est la raison de leur faiblesse.

Il INTRODUCTION.

Voyez les hommes de la Révolutiou. Entre eux ils sont divisés, plus divisés que nous, divisés nécessairement et par la nature des choses, puisqu'ils combattent pour l'erreur, et que l'erreur va toujours se morcelant et s'éparpillant. Mais contre nous ils sont unis, ils oublient leurs divisions et leurs haines personnelles, ils font à la cause du mal qui leur est commune le sacrifice de leurs opinions et presque de leurs intérêts. Aux jours de scrutin, sur un mot d'ordre, leurs mains déposent docilement dans l'urne électorale les mômes noms inconnus des électeurs, mais patronés par les chefs de file.

Leurs doctrines sont des erreurs, non pas nouvelles, mais renouvelées. Ils s'en vont remuer la poussière des siècles, déterrer les plus vieilles faussetés dogmatiques, morales ou historiques, et de préférence celles qui sapent les fondements de toute religion, de toute autorité, de toute société. Ces erreurs vieilles de vingt ou trente siècles, ils les donnent pour des progrès de l'esprit humain, pour des découvertes récentes. Qu'elles aient été réfutées dès le jour de leur apparition, et cent fois depuis, ils se gardent bien de le dire : il est beaucoup plus simple de supprimer toutes les réfutations gênantes, de les biffer, comme ils se glorifient de biffer Dieu luimême. C'est «la science (1) » que l'on charge de ce gros travail.

(1) Chez eux science est synonyme de matérialisme. Tout ce qui nie Dieu, l'âme humaine, ou simplement la morale naturelle, est déclaré

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