‹ Le syllabusChapitre 3 sur 32 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

les intéressent pas. Mais , par contre , tous ceux qui se mêlent d'une manière ou d'une autre de politique ont le devoir de les apprendre. Quel endroit convient mieux à cet enseignement que celui où ils se réunissent pour lire, étudier, écouter ?

Que peut faire un prêtre, s'il se trouve parmi ses auditeurs des incroyants ? Poser la question , c'est amener la réponse. Car nul n'oserait dire : Que le prêtre s' abstienne. Le respect qu’un homme de bon sens se doit arrêterait ce langage au seuil de sa bouche.

Que fera le prêtre, si des incroyants se trouvent parmi les organisateurs et les directeurs des réunions ? La situation reste la même.

Des incroyants peuvent s' accommoder de toutes les applications des eitseignements de l'Eglise à V organisation et au gouvernement d'un pays. Ces vérités, dont l'Eglise a la garde, procurent le bien de la société civile comme de la société religieuse. L'intérêt de la société civile détermine alors l'incroyant à accepter et à suivre une politique dont la société religieuse est la première à profiter.

C'est une politique catholique dans ses origines et dans ses effets, 'nonobstant l’incroyance personnelle de ceux qui en sont les agents. Du reste, la collaboration qu'ils donnent à cette politique est en elle-même un grand bien.

L’ÉGLISE ET LES LIBERTÉS

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