Voyez plus haul, 3e partie, ch
3. Cyrille de Jérusal., Opéra, p. 448. La conception de Jésus- Christ par le Saint-Esprit n’est mentionnée ni dans la règle de foi de Tertullien, dans De velandis virginibus, § 1 , où on lit seulement : « Et Filium ejus Jesum Christum, natum ex Virgine Maria, crucifixum, etc., » ni dans celle d’Irénée, Adv. lueres., lib. I, cap. 40, où se trouvent uniquement les mots : • Ortum ex Virgitte, »
dans les derniers temps, est descendu du ciel, a revêtu une chair et est né de la Vierge Marie. »
Rien ne me semble plus propre à donner une idée exacte du long travail auquel le Credo a été soumis avant d’arriver à sa forme définitive, que les remaniements successifs de cet article, remaniements dont il n’est pas très-difficile de suivre presque pas à pas la série. Les mentionner, c’est prouver que notre formulaire a été l’œuvre de plusieurs siècles.
On ne saurait douter que, dans le principe, on ait fait mention de la naissance miraculeuse de Jésus-Christ par opposition aux ébionites, aux cérinthiens et en général aux judéo-chrétiens qui voyaient en Jésus un prophète, mais non une personne divine. Le fait de l’incarnation, qui est expressément marqué dans les Symboles usités dans les Églises de l’Orient, était cité comme une condamnation des docètes, qui ne voulaient pas admettre que le Christ eût été soumis aux conditions de l’existence humaine. C’est au reste en vue de ces sectaires, si nombreux dans les premiers siècles de l’Église, qu’on ajouta au second terme de la formule primitive presque tous les articles qui, dans le Symbole des Apôtres, se rapportent à Jésus- Christ.
3° Passxcs suh Pontio Pilaio, cnicifmis, mor-
tuus et sepultus. — Il a souffert sous Ponce Pilate; il a été crucifié ; il est mort; il a été enseveli.
Cet article ne se trouve pour la première fois, rédigé en ces termes, que dans le premier sermon de saint Augustin, De Symholo, | 7 *. Dans les Symboles de la fin du quatrième siècle, il ne contient que ces mots : Crucifixus suh Pontio Pilaio, et sepultus, « crucifié sous Pouce Pilate et enseveli » . Celui d’Aquilée porte, à la place du mot sepultus « enseveli », qui y manque, ceux-ci ".Descendit ad inferna, « Il descendit aux enfers » *. Pierre de Ravenne et Maxime de Turin ne citent cet article que sous la forme qu’il a dans le Symbole de Rome et dans l’oriental Dans le Symbole de Cyrille de Jérusalem, il est encore plus concis ; il est conçu en ces termes : cvaupwô^vva >cal vaç^vTa « crucifié et enseveli »