‹ Le symbole des Apotres; essai historiqueChapitre 116 sur 150 · Pierre Chrysol., In Symbol, sermonet · texte numérisé non relu

Pierre Chrysol., In Symbol, sermonet

la chair’ ; ni de Venantius Fortunatus*, qui donne ce même article de la résurrection de la chair pour le dernier de ce formulaire . L’article de la vie éternelle n’était donc pas encore universellement , admis dans les Églises de l’Occident à la fin du sixième siècle.

Il serait superflu d’en rechercher l’origine, elle saute aux yeux. L’article de la résurrection de la chair devait nécessairement entraîner après lui la mention de la vie éternelle. On s’en aperçut sans doute de bonne heure. Pourquoi ressusciter, si ce n’est pour jouir de la vie éternelle ® ? Comme le dit avec raison un ancien missel de l’Église franke, le Symbole des Apôtres est un édifice bien ordonné dont la vie éternelle est le faîte *.

Il' me paraît impossible que dans cet article on ait eu en vue les gnostiques, comme King le suppose ®. Le gnosticisme ne niait pas la vie éternelle, quoiqu’il s’en fît une autre idée que l’Église. Ce

1. Hic religionis nostræ finis, hæc sunama credendi est. Maxime de Turin, Opéra, éd. Tbéopb. Raynaud, p. 2i0.

2. « Summa perfectionis concludilur, » dit-il, après l’article de la résurrection de la cbair, dans sa paraphrase du Symbole. Maxima Bibliotheca Patrum, Lugduni, 1677, t. X, p. 59i.

3. Qua corporis resurreclione facta, a temporis conditions liberati, æternæ vilæ inelTabili charitate atque stabilitate sine corruptions perfruemur. Auguttini Opera,t. VI, col. 278 et 279, De fide et Symbolo, § 2i.

i. Martène, De antiquis Ecclesiœ ritibus, t. I, p. 88.

S. King, Hietoria Sgmboli Apottolorum, cap. vu, § 18.

ne peut donc être par opposition aux sectes de ce nom, ou à quelqu’une d’entre elles, qu’il fut introduit dans les Symboles grecs. Ce n’est pas non plus dans cette intention qu’oU l’inscrivit dans les Symboles latins. Quand il y fut introduit, à la fin du quatrième siècle, ou, plus vraisemblablement, au commencement du cinquième , les théosopbies gnostiques n’avaient plus besoin d’être combattues. C’est sur d’autres points et contre d’autres adversaires que portaient les discussions religieuses.

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