Le Symbole d’Aquilée, commenté par Rufin, porte, il est
ascenditin cœlos, tandis que la plupart des Symboles latins ont ascendit in cœlum ou ascendit ad cœlos. C’est cependant plutôt avec des Symboles en usage à Aquilée postérieurement à Rufin qu’avec celui qu’explique cet écrivain ecclésiastique qu’il présente les plus frappantes analogies. Un de ces formulaires, rapportés par M. Heurtley* , a décidément le mot catholicam dans l’article de la sainte Église, et de plus l’article Et vitam œternam. Enfin l’article de la résurrection de Jésus- Christ y est conçu en ces termes ; Tertia die resurreccit vivus a mortuis, forme très-rare ou pour mieux dire qu’on ne retrouve que dans le Credo d’Éthérius et de Béatus, qui a : Tertia die resurrexit vivus a mortuis. On peut conclure, ce me semble, de ces rapprochements que ce formulaire dérive de celui de l’Église d’ Aquilée ou du moins qu’il appartient à la même famille,
vrai, dans le texte imprinaé ; Descendit in infema; mais Rufin donne aussi la leçon Descendit ad inferna. « Sciendum sane est, dit-il, quod in Ecclesiæ romanæ Symbole non babetur additum descendit ad inferna. > Expositto in Symbolum, p, 458.