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2. Voici en quels termes Alcuin expose l’hërésie d'Élipandus:
« Nec sibi sufliciebattantummodo Christum, qui de Virgine iiatus est, negare proprium esse FiliumDei, sed etiam hune eumdem non consentit verum esse Deuin ; sed novo et inaudito sanctæ Dei Ecclesiæ nomine nuncupativum Deum nominaro ilium non timet, dividens Christum in duos lilios, unum vocans proprium, alterum adoptivum, et in duos Deos, unum verum Deum, alterum nuncupalum Doum.o Ce passage est cité dans la préface mise en tête de l’ouvrage d’Éthérius et de Béatus, dans la Bibliotheca maxima Patrum. 11 est rapporté par M. Hourlley dans son Harmonia symbolica, p. 72, note x. On a conservé une lettre que Charlemagne écrivit à Élipandus pour l'engager à reconiiaitre ses erreurs.
Deum dans cet article est de la main de ces deux écrivains, quand on considère la manière dont ils citent cette partie du Symbole des Apôtres ; Credinius certe, disent-ils, non solum in Deum Patrem omnipotentem, sed in Jesum Christurn, Filium ejus unicum, Deum et Dominum nostrum, qui natus est, etc. * . Ce n’est pas là une citation littérale; c’est une citation arrangée, développée, commentée.
11 n’est peut-être pas inutile d’ajouter que le troisième article de ce Credo est aussi cité par Éthérius et Béatus sous cette forme ; Qui natus est de Spiritu Sancto ex Maria Virgine *.
Ces diversités dans les citations , quelque peu importantes qu’elles soient au fond, indiquent, ce me semble, que les deux écrivains espagnols n’avaient pas l’habitude de rapporter textuellement leur Symbole des Apôtres.
Si maintenant nous comparons le Credo que suivaient Éthérius et Béatus avec ceux que nous connaissons déjà, nous verrons que c’est avec celui d’Aquilée qu’il a le plus de ressemblance. Comme lui, il contient l’article de la descente de Jésus- Christ aux enfers Comme lui encore, il porte