‹ Le symbole des Apotres; essai historiqueChapitre 6 sur 150 · XIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

XIV PRÉFACE

idéale, et consistait seulement en ce sentiment proclamé par toutes les congrégations chrétiennes qui professaient en somme les mômes croyances, qu’elles formaient une seule famille, sous la direction de Jésus-Christ, leur Père commun. L’aveu de cette consanguinité, pour me servir d’une expression de Tertullien * , était le lien qui les unissait, chaque communauté restant d’ailleurs entièrement indépendante de toutes les autres.

Gela suffit toutefois pour qu’on pût parler dès lors de l’Église catholique * , c’est-à-dire , comme le fait remarquer Gieseler, de l’Église qui, dans l’espérance des chrétiens fondée sur la promesse du Seigneur, devait devenir universelle , qui était déjà la plus répandue et présentait partout les mômes traits et le même caractère, opposée par cela même aux nombreuses sectes qui , semblables aux écoles philosophiques de la Grèce (atpéaei;), se

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