‹ Le symbole des Apotres; essai historiqueChapitre 67 sur 150 · I.K SVMBULK l)KS APOTHKS · texte numérisé non relu

I.K SVMBULK l)KS APOTHKS

Quand on cherche dans les écrits de l’évêque d’Hippone quel est le Symbole des Apôtres dont il s’est servi, on ne tarde pas à s’apercevoir, 1° qu’il en a cité et expliqué deux qui ditfèrent sensiblement entre eux, et 2" que les écrits dans lesquels il 'a fait usage de l’un ne sont pas de même époque de sa vie que ceux dans lesquels il a fait usage de l’autre.

Il importe de mettre ces deux faits en pleine lumière.

Dans son De Fide et Symholo et dans ses sermons 2Î3 et214 sur le Symbole, le formulaire qu’il cite ne diffère en rien de ceux que j’ai désignés sous le nom de Symboles des Apôtres de la fin du quatrième siècle, c’est-à-dire de celui de Rome et de l’oriental, dont parle Rufin. Il se terminait, comme ceux-ci, par l’article de la résurrection de la chair. « Ces mots, dit saint Augustin, sont la fin, Posi hœc carnis resurrectionem, iste jam finis est' . » Comme ceux-ci encore, il n'avait pas l’article « créateur du ciel et de la terre » . Saint

1. Avgustini Opéra, 1. Y, col. 1370; Sermo Î13, § 2 ; l. VII, col. 476-180, liber De Fide et Symbolo, ^ *3-25.

U: SYMBOLE DES AFUl'KES IVtf

Augustin ne l’explique pas en effet dans ses écrits . H J parle bien, il est vrai, de la création du monde par Dieu, mais c’est à propos du mot « Tout- Puissant », la création étant, ainsi qu’il le montre avec raison, une preuve et une manifestation de la toute-puissance de Dieu *. Enfin, de raémequedans les Symboles de la fin du quatrième siècle, l’Eglise porte encore ici seulement la qualification de sainte*. Ce n’est pas, sans doute, que saint Augustin ne reconnaisse l’Église comme catholique; il en explique lui-même le caractère de sainteté par celui de catholicité. « L’Eglise est sainte, dit-il dans son De Fide ai Symholo', parce qu’elle est catholique; jSancfa Ecclesia utiqne catholica » Mais le mot de catholique n’est pas dans le Symbole dont il se servait alors.

Dans quelques autres de ses sermons De Symbolo, entre autres le 215, et dans V Enchiridion ad Laurentium, le Symbole a quelques termes et quelques articles qui manquent dans ceux delà fin du quatrième siècle et dans celui qui est cité et expliqué dans les sermons 213 et 214 et dans le De Fide et Symbolo. On y trouve l’article de la vie

1. Aufiuslini Opéra, l. V, col. t364 eH3Gb, SVrino 213, § 1; col. 137», 1373, Sermo 214, § 2 cl 3.

2. Ibid., t. V, col. 1368 et 1370, Sermo 213, § 7 el 8; col. 1279, S'e;»(0 2lt, g il.

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