Augustini Opéra, t. V, col. 406, Sermo
t58 LE SYMBOLE DES APOTRES
il nous faut invoquer les anges qui nous ont été donnés pour soutiens Au reste, à l’invocation des anges, saint Ambroise jugeait nécessaire de joindre l’invocation des martyrs. 11 pensait même que ceux-ci étaient d’autant plus disposés à prier pour le pardon de nos péchés, qu’ils avaient lavé leur? péchés, s’ils en avaient commis, dans leur propre sang, et qu’ils n’avaient par conséquent rien à demander pour eux-mêmes^. Des récits de leur intervention remplissent les discours que Grégoire de Nazianze, Basile et Grégoire de Nysse ont écrits eh leur honneur Ghrysostome lui-même recommande le recours à leur intervention et à leurs reliques comme un moyen de pardon et de salut *. En vain Vigilance s’éleva contre les excès de cette superstition : ses objections provoquèrent les saintes colères de saint Jérôme, et n’eurent pas d’autre effet que de le faire ranger au nombre des hérétiques La confiance en la vertu du secours
Obsecrandi sunt angeli, qui nobis ad præsidium dati sunt. Ambroise, De viduis, § 9.
î. Ambroise, Ibid., § 9, Opéra, 1. 1, p. 146.
3. Grégoire de Naziauze, Opéra, Paris, 1609, t. I, p. 274 et suiv., 373 etsuiv., 397 et suiv., 725 et suiv. ; Basile de Césarée, Opero, Paris, 1638, t. I, p. 452 et suiv., 514, A; Grégoire de Nysse, Opéra, Paris, 1638, t. III, p. 499, 504, 570.
4. Ghrysostome, Opéra, t. V, p. 372 et 373, De tandis rnarlyribut, Sermo 68.