‹ Le symbole des Apotres; essai historiqueChapitre 93 sur 150 · lialiD, Bibliolhek der Symbole, n · texte numérisé non relu

lialiD, Bibliolhek der Symbole, n

Père, — qu’un seul Fils, — qu’un seul Saint-Esprit, — qu’une seule sainte Église , on voulut condamner et repousser la doctrine gnostique des syzygies, doctrine d’après laquelle le divin, à chaque degré de la série de ses manifestations, se compose de deux termes unis ensemble.

Dans cette h^-pothèse, on s’expliquerait très-naturellement pourquoi l’affirmation de l’unité du Père, aussi bien que l’affirmation de celle du Fils, du Saint-Esprit et de la sainte Église, s'est maintenue dans les formulaires de foi de l’Orient et a disparu de bonne heure de ceux de l’Occident. La doctrine gnostique des syzj^gies appartient en effet à des tb'éosophies qui eurent de nombreux, adeptes dans la Syrie, l’Asie Mineure et l’Égypte, mais qui restèrent presque sans écho parmi les Latins. Ceux-ci n’eurent pas, par conséquent, les mêmes motifs que les Grecs d’affirmer que le Père, le Fils, le Saint-Esprit et la sainte Église sont chacun unique. Si, au contraire, l’affirmation de l’unité du Père avait été insérée dans le Symbole des Apôtres en vue du polythéisme ou du dualisme, on ne voit pas pour quelle raison elle ne se trouverait pas dans les Symboles en usage dans l’Occident, où le paganisme ne fut pas moins vivace que dans l’Orient, et où le dualisme, surtout en Afrique, eut de nombreux adeptes dans les manichéen».

2® Creatorem cœli et ierræ. — Créateur du ciel et de la terre *.

Cet article n’est dans aucun des Symboles latins du quatrième siècle. Au contraire , tous ceux de l’Orient, sauf le Symbole copte et celui dont parle Rufin sous le nom d’oriental et qui n’est, selon toutes les vraisemblances, comme je l’ai déjà-fait remarquer, qu’un remaniement de celui-ci, contiennent cette idée, qui y est exprimée soit dans les mêmes termes, soit dans un des termes équivalents.

D’où vient cette différence ?

Une seule explication me paraît possible. Un article destiné à confesser que Dieu est le créateur de tout ce qui existe était évidemment dirigé contre la théorie gnostique du démiurge. Mais le gnosticisme n’apparut guère en Occident qù’un moment pendant la seconde moitié du deuxième siècle ; il y fut alors combattu avec énergie par Irénée et par Tertullien qui, à cause du danger présent, ne manquèrent pas, dans leurs règles de foi, de faire mention que le monde est l’œuvre de Dieu *. Un siècle après, ce soin devenait superfiu;

A . nciYiTT.v oùpnvoü xa'i ôp*TÜv Tt TT*vT(i)y nxt (Xop*Tii>v, daD3 celui de Cyrille de Jérusalem; KTi'imr/ xil îr.jiio'jp^ov tmv iTtoivTwv, tj> T* itoivTa, dans celui des Constilutions apostoliques; Creatorem omnium visibilium et invisibilium creaturarum, dans celui de l'Église d'Antioche, traduit par Cassien.

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