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Î78 LE SÏ.MBOLE DES APOTRES
le gnosticisme avait disparu de l’Italie aussi bien que de l’Afrique; la croyance en la création de l’univers par Dieu lui-même n’avait plus de contradicteurs, et comme c’est, selon toutes les vraisemblances, à ce moment que le Symbole des Apôtres y fut introduit pour ser\'ir de profession de foi aux catéchumènes, il n’y avait pas de motifs de faire mention dans ce formulaire d’une doctrine qui n’était pas contestée. Dans l’Orient, au contraire, où la gnose n’avait pas encore succombé, il convenait de mettre en garde les néophytes contre une théorie qui attribuait la création des choses à un principe divin de rang inférieur, en leur faisant confesser que le créateur du monde était Dieu lui-même. Si cet article fut introduit plus tard dans les Symboles latins, ce fut quand, dans les premières années du cinquième siècle, on crut devoir compléter ce formulaire et le mettre en harmonie avec ceux de l’Orient.
On sait qu’à la place de cet article, le Symbole des Apôtres en usage à Aquilée à la fin du quatrième siècle contenait les mots « invisible et impassible », invisihilem et impassihilem. J’ai rapporté l’explication qu’en donne Rufin ; je n’ai pas à
T» tv aÙToî;. Irénée, Adv. hæres., lib. I, cap. 9, § i. Mundi conditorem, Tertuliien, De velandis virginibus, % \\ De prcetcript.,%3.
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y revenir. Je ferai seulement remarquer ici qu’on devait être bien facile à accommoder le Credo aux besoins du moment, pour que, dans une Église aussi peu importante que celle d’Aquilée, on se crût autorisé à y introduire une addition relativement aussi considérable, en vue d’une hérésie qui n’otfrait pas de danger sérieux, du moins dans les Églises de l’Occident.