Rufin, E.rpositio in Symbolum Apostolor., p
3. Pierre Chrysologue, dans le Recueil de Théoph. Raynaud, p. 52, 53, 55, 56, 57; et Maxime de Turin, dans le môme recueil, p. 239. King, Historia Symboti Apostolorum, cap. m, § 45.
4. Cyrille de Jérusal., Opéra, p. 166. Irénée fait seulement mention des souffrances de Jésus •Christ, passionem } Adv. hœres., lib. 1, cap. 10; et Terlullien, de la crucifixion, Cruci/ixum sub Pontio Pilaio , De velandit virginib., § 1. Dans le Symbole de Nicéo, il y a ce seul mot îraBivra, et dans celui de Constantinople : ÏT*up»0<»T* Si Mf 4m Ilsin-.u niXaxou, xù «aOma xxi TaçîvT ? ,
On a déjà vu que les écrivains ecclésiastiques qui combattaient les docètes insistèrent énergiquement sur la réalité des faits mentionnés ici. Jésus- Christ a été « véritablement persécuté ; il est véritablement mort sur la croix sous Ponce Pilate », dit Ignace 1 ; et de même Origène : « Jésus-Christ a souffert la mort commune à tous les hommes, réellement et non en apparence ; il est mort véritablement » 2 . Ce fut certainement dans la même intention polémique que cet article, comme d’ail- leurs la plupart des autres de la seconde partie, fut introduit dans la confession de foi des catéchumènes 3 . Le souvenir de cette opposition de l’Église aux docètes et aux gnostiques qui professaient le docétisme, ou seulement y inclinaient, se retrouve encore dans les commentateurs latins du Symbole des Apôtres du milieu du cinquième siècle, époque à laquelle cette opinion ne comptait pas un seul partisan dans l’Occident. Maxime de Turin fait remarquer que le fait de l’ensevelissement de Jésus- Christ prouve bien la réalité de sa mort 4 , et Pierre de Ravenne y montre une preuve non pas seule-