‹ Le symbole des apôtresChapitre 111 sur 158 · Corinth., xv, {T · texte numérisé non relu

Corinth., xv, {T

été mis, soit par opposition à la secte d’Apelles qui enseignait, d’après Tertullien, que le Christ, ayant emprunté sa chair aux astres et aux substances du monde supérieur, la leur avait restituée en montant au ciel 1 , et, d’après Épiphane, que le corps du Seigneur, pris aux quatre éléments qui composent la matière, leur avait été rendu au moment de l’ascension 2 ; soit contre Hermogène, qui voulait que le corps de Jésus-Christ ne fût pas entré dans le ciel, mais eût été laissé dans le soleil 3 . C’est, ce me semble, aller chercher des difficultés là où il n’y en a point.

L’ascension de Jésus-Christ est un fait capital dans l’histoire évangélique, d’une importance aussi essentielle, dans l’ensemble des croyances chrétiennes, que sa naissance, sa mort et sa résurrection. Il était dans la nature des choses que, ces derniers faits étant mentionnés dans le Symbole des Apôtres, le premier y fût aussi rapporté.

On put sans doute, dans la seconde moitié du deuxième siècle, s’élever contre les singulières théories d’Apelles et d’Hermogène; il fut peut-être également nécessaire alors d’affirmer contre les

1 . Tertullien, De carne Christi, § 6; Contra Marcionem, iib. III, cap. 14.

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