‹ Le symbole des apôtresChapitre 112 sur 158 · Épiphane, Hœ res., XLIV, g · texte numérisé non relu

Épiphane, Hœ res., XLIV, g

.3. King, Historia Symboli Apostolorum, cap. v, g 7 et 8.

Wô LE SYMBOLE DES APOTRES

docètes que Jésus-Christ était monté au ciel avec son corps. C’est ce que fit I rénée dans sa règle de foi *. Mais la controverse sur ce point ne paraît avoir été ni bien longue ni bien ardente. Tertullien, qui entasse les preuves pour établir, contre l’opinion d’Apelles, que le corps de Jésus-Christ était de même nature que le nôtre, et qui a écrit un traité contre la théorie d’Hermogène sur la matière, passe sous silence ce que ces sectaires disaient de l'ascension, preuve presque certaine que les explications qu'ils donnaient de ce fait avaient peu de retentissement. Épiphane, il est vrai, parle longuement de celle d’Apelles, qui, selon toutes les vraisemblances, n’était guère plus connue de son temps que la plupart des autres hérésies qu’il combat, mais cette insistance est propre à cet ancien écrivain ecclésiastique, et répond à l’intention qui lui avait mis la plume à la main. Seul, après Irénée, il crut devoir affirmer en termes précis, dans une des énumérations qu’il fait des croyances chrétiennes, que le Seigneur, qui avait souffert en sa chair , xa6ovT<x Se tov aùxov sv «rapxt, était monté au ciel en son corps, àve>.()ovT(X ei; toÙç (wpavouç èv aùrw Tw (Twp.aTi *. Aucune autre des anciennes règles

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toû ’lr.ocû tgû KuptLU tu.ùv. Irénée, Adv. hceres lib. 1, cap. 40, § 4 . Le mot ^oapsccv semble bien trahir une intention polémique.

ï. Épiphane, Ancoratus, jtîO. - ;

de foi ne contient cette indication, et il est tout à fait probable que, si cet article du Symbole avait été dirigé contre les erreurs des Apelles et des Hermogène, on aurait eu soin d’y introduire le mot JW apjtov d’Irénée ou quelque expression analogue à celle qu’Épiphane y ajouta. Mais c’était, en vérité, peu nécessaire. Ces erreurs, qui n’avaient jamais été populaires, étaient oubliées au milieu du troisième siècle.

7° Sedet ad dexteram Dei Patri omnipotentis. — Il s’est assis à la droite de Dieu, le Père tout-puissant.

Ce n’est que dans les sermons 1 15 e , 131 e et 195 e De temporee tdans le 1 er du Supplément de Vignier que cet article apparaît pour la première fois sous cette forme ; dans tous les Symboles antérieurs, il est rédigé en ces termes : Sedet ad dexteram Patris, « Il est assis à la' droite du Père ». Mais cette différence de rédaction est sans importance.

Cet article a été mis dans le Credo évidemment par la môme raison que les deux précédents, avec lesquels d’ailleurs il est intimement lié. 11 dérive du passage Actes, vu, 55, et il se trouve dans les trois règles de foi de Tertullien et dans le Symbole du concile de Constantinople.

8° Inde venturus est judicare vivos et mortuos. — Il viendra de là pour juger les vivants et les morts.

Tous les Symboles des Apôtres contiennent cet article, et dans les mêmes termes. Il se trouve, avec quelques légères différences de rédaction, dans les règles de foi d’Irénée et de Tertullien et dans le Symbole du concile de Constantinople. Il reproduit en partie 2 Timothée iv, 1 .

Faut-il y voir un souvenir de la croyance primitive du second avènement de Jésus-Christ? C’est sans doute à cette croyance que se rattacha, dans le principe, l’idée que le Seigneur viendrait du ciel pour juger les vivants et les morts. On en a la preuve dans le passage de saint Paul que je. .viens de rappeler. Mais, à l’époque où cet article fut introduit dans le Symbole ou, pour parler plus exactement, à l’époque où le Symbole des Apôtres fut rédigé, l’espérance d’un'prochain retour de Jésus- Cbrist était éteinte : on croyait seulement qu’il viendrait à la fin du monde juger les morts et les vivants, et on n’avait rien de fixe sur le moment auquel aurait lieu cette fin du monde ; on ne pensait même pas à le déterminer. 1

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