‹ Le symbole des apôtresChapitre 124 sur 158 · Pierre Chrysol., In Symbol, ser moues · texte numérisé non relu

Pierre Chrysol., In Symbol, ser moues

la chair* ; ni de Venantius Fortunatus 1 2 , qui donne ce même article de la résurrection de la chair pour le dernier de ce formulaire . L’article de la vie éternelle n’était donc pas encore universellement admis dans les Églises de l’Occident à la fin du sixième siècle.

Il serait superflu d’en rechercher l’origine, elle saute aux yeux. L’article de la résurrection de la chair devait nécessairement entraîner après lui la mention de la vie éternelle. On s’en aperçut sans doute de bonne heure. Pourquoi ressusciter, si ce n’est pour jouir de la vie éternelle 3 ? Comme le dit avec raison un ancien missel de l’Église franke, le Symbole des Apôtres est un édifice bien ordonné dont la vie éternelle est le faîte 4 .

Il me paraît impossible que dans cet article on ait eu en vue les gnostiques, comme King le suppose 5 . Le gnosticisme ne niait pas la vie éternelle, quoiqu’il s’en fît une autre idée que l’Église. Ce

1. Hic religionis nostræ ûnis, hæc summa credendi est. Maxime de Turin, Opéra, éd. Théoph. Raynaud, p. 240.

2. « Summa perfectionis concluditur, » dit-il, après l’article de la résurrection de la chair, dans sa paraphrase du Symbole. Maxima Bibliotheca Patrum, Lugduni, 1677, t. X, p. 594.

3. Qua corporis resurrectione facta, a temporis conditione liberati, æternæ vitæ ineffabili charitate atque stabilitale sine corruptione perfruemur. Augustini Opéra, t. VI, col. 278 et 279, De fide et Symbolo, § 24.

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