ANCIENNE TRADUCTION LATINE
Deum verum ex Deo vero,
consubstantialem Patri, per quem et sæcula creala sunt et omnia facta, qui propter nos venit et natus est ex Maria sancta Virgine, et crucifixus sub Pontio Pilato.
- Deuxième fragment.
K.at et; àptapTtûv depeatv,
Kat et; vexpiv dvotataatv,
Kat ei; to>w atuvtov.
M. Caspari a retrouvé ces fragments 3 , le premier dans un écrit contre Nestorius, attribué à Eusèbe, évêque de Dorylée vers le milieu du cinquième siècle 4 , et le second dans la quarantième
4 . * 0 jAocuotcv tm riaTpt est certainement une addition postérieure au concile œcuménique de Nicée.
2. Il y avait probablement dans le texte primitif r»; à-pa; «ap- Sivou. L’expression tt; àyîa; rü; àtticapfifvou fut suggérée, au cinquième siècle, par l’intention d’accentuer plus fortement la virginité constante de la mère du Seigneur.
3. Caspari, Ungedruckte, unbeachtete und wenig beachtete Quellen zur Geschichte des Taufsymbols und der Glaubensregel, p. 73 et suiv.
i. Coletti, Acta conciliorum, t. III, p. 888 et suiv.; Marti Mercatorù Opéra, éd. Migne, p. 769 et suiv.
des homélies prêchées à Antioche par Chrysostome, sur la première épitre aux Corinthiens*.
Pour ce dernier fragment, il n’y a pas à douter qu’il ne contienne les trois derniers articles du Symbole des Apôtres en usage dans l’Église d’Antioche. Prêchant dans cette Église, Chrysostome devait naturellement citer le Symbole tel qu’il y était admis 8 .
Il est encore moins douteux que le premier ne soit une citation textuelle de ce Symbole des Apôtres. L’auteur de l’écrit dans lequel il se trouve le dit positivement ; c’est une partie, fait-il remarquer, du formulaire de l’Église d’Antioche, pipo; tou p.a(fo(p.aTOÇ vrjç ’ExxXï)<riaç ’AvTio^eüv, et il ajoute qu’il porte littéralement, tyii Y*P pivûç, le passage qu’il cite.
1. Chrysottomi Opéra, éd. Montfaucon, Paris, 47*4 - 4738, t. X, p. 379, B et 380, B et C.