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Heurtley, Harmonia symbolica, p

SYMBOLE DES APOTRES EMPLOYÉ Aü BAPTÊME DE VENÜSTIANUS EN 303

Acta S. Sayini, episcopi et martyris, dans Baluzii Mitcellanea t. II, p. 54 «

Credis in Deum Patrem omnipotentem?

Respondit Venustianus : Credo.

Et in Jesu Christo, Filio rjus?

Respondit : Credo.

Et in Spiritu Sancto?

Respondit Venustianus : Credo.

Et in eam qui passus est,

Et resurrexit?

Respondit Venustianus : Credo.

Et in eum qui ascendit in eœlos,

Et iterum venturus est judicare vivos et mortuos, et sæbulum per ignem î

Dixit : Credo.

Et in adventu ipsius et regnum ejus,

In reraissionem peccatorum Et carnis resurrectionem?

Venustianus respondit : Credo in Chrislum, Dei Filiura, qui me illuminet.

La date assignée à ce Credo n’a rien d’invraisemblable. Il est certainement d’un âge fort reculé.

Heurtley, Harmonia symbolica, p. 408.

LE SYMBOLE DES APOTRES 3i9

peut-être le plus ancien de tous les Symboles des Apôtres en langue latine, et le premier ou du moins un des premiers remaniements de la formule primitive : Credo in Patreni, in Filium et in Spiritum Sanctum *.

Il rappelle le Credo de l’Église copte. Il présente la même disposition, d’abord la formule primitive, puis les articles explicatifs. On serait tenté de conclure de cette analogie que l’un est une imitation de l’autre. Dans tous les cas, ils doivent être de la même époque, et antérieurs l’un et l’autre aux Symboles dans lesquels les articles explicatifs suivent immédiatement les termes auxquels ils se rapportent.

Il est probable toutefois que la rédaction primitive en a été altérée. La forme in Jesu Christo et in Spiritu Sancto ne se montre au plus tôt qu’au cinquième siècle. J’ai expliqué quelle en avait été l’origine. La rédaction originale était, sans le moindre doute, in Jesum Christum et in Spiritum Sanctum.

1 . On ne saurait admettre l’authenticité du Credo qu’on donne pour avoir été employé au baptême de Palmatius en 220. (Heurtley, Harmonia symbolica , p. 106.) Surius, qui l’a rapporté le premier, dans son De probatis sanctorum historiis, t. VII, p. 781, ne mérite pas la moindre eonGance, et l’on sait qu’avant Grégoire le Grand, il n’existait d'actes des martyrs ni dans les archives du siège de Rome ni dans les bibliothèques de celte ville. Gregorii Magni Epislol., § 29.

On a d’ailleurs, dans l’article et in adventu ipsius et regnum ejus, une preuve irrécusable que cette pièce ne nous est parvenue qu’ après avoir passé par les mains de copistes ignorants.

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