‹ Le symbole des apôtresChapitre 145 sur 158 · Il mourut en 79D · texte numérisé non relu

Il mourut en 79D

2. Voici en quels termes Alcuin expose l’hdrésie d'Élipandus : « Nec sibisufficiebattantummodo Christum, qui de Yirgine nalus est, negare proprium esse Filium Dei, sed etiam hune eumdem non consentit verum esse Doum ; sed novo et inaudito sanctæ Dei Ecclesiæ nomino nuncupativum Deuni nominare ilium non limet, dividens Christum in duos iilios, unum vocans proprium, alterum adoptivum, et in duos Deos, unum verum Deum, allerum nuncupatum Deum. » Ce passage est cité dans la préface mise en tôte de l’ouvrago d’Éthérius et de Béatus, dans la Bibliotheca maxima Patrum. 11 est rapporté par M. Ileurtley dans son Harmonia symbolica, p. 72, note x. On a conservé une lettre que Charlemagne écrivit à Élipandus pour l’engager à reconnaître scs erreurs.

Deum dans cet article est de la main de ces deux écrivains, quand on considère la manière dont ils citent cette partie du Symbole des Apôtres : Credimus certe, disent-ils, non solum in Deum Patrem omnipotentem , sed in Jesum Christum , Filium ejus unicutn, Deum et Dominum nostrum, qui natus est, etc. 1 . Ce n’est pas là une citation littérale; c’est une citation arrangée, développée, commentée.

Il n’est peut-être pas inutile d’ajouter que le troisième article de ce Credo est aussi cité par Éthériuset Béatus sous cette forme : Qui natus est de Spiritu Sancto ex Maria Virgine 2 .

Ces diversités dans les citations , quelque peu importantes qu’elles soient au fond, indiquent, ce me semble, que les deux écrivains espagnols n’avaient pas l’habitude de rapporter textuellement leur Symbole des Apôtres.

Si maintenant nous comparons le Credo que suivaient Étkérius et Béatus avec ceux que nous connaissons déjà, nous verrons que c’est avec celui d’Aquilée qu’il a le plus de ressemblance. Comme lui, il contient l’article de la descente de Jésus- Christ aux enfers 3 . Comme lui encore, il porte

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