‹ Le symbole des apôtresChapitre 16 sur 158 · Bunsen, Hippolytus, édit, anglaise, t. I, p. 49(i · texte numérisé non relu

Bunsen, Hippolytus, édit, anglaise, t. I, p. 49(i

du moins, qu’on n’en connaît pas qui remontent • plus haut.

Ce n’est cependant que cent ans après, c’est-à-dire vers la fin du quatrième siècle, qu’on parle de ce formulaire sous le nom de Symbole des Apôtres. Et non-seulement on en connaît alors l’origine apostolique, mais on sait aussi à quel moment et dans quelle intention les Apôtres l’avaient composé. 11 n’est pas inutile de faire remarquer que c’est en Italie que ces opinions nouvelles sur le Symbole prirent naissance , qu’ elles ne se répandirent, avec les développements qu’on leur donna plus tard, que clans les Églises latines, et qu’on n’en trouve pas la moindre trace dans les Églises de l’Orient, qui n’en entendirent peut-être jamais parler, ou qui, si elles' en eurent connaissance, les repoussèrent avec mépris comme des imaginations frivoles et d’inutiles nouveautés.

Saint Ambroise, évêque de Milan, est le premier qui le désigne sous ce titre. Il rapporte que l’Église de Rome le possède dans son intégrité; il le tient pour une pièce authentique , et, par conséquent, pour une règle de foi d’une incontestable autorité 1 ; enfin il nous fait connaître dans quelles

4. Credatur Symbolo aposlolorum,quod Ecclesia romana inte* meratura semper custodit et serval. Epist. ad Siricium.

circonstances et dans quel but il fut composé. « Les douze Apôtres, dit-il, comme des ouvriers habiles, s’étant entendus, fabriquèrent, sous l’inspiration de la foi, la clef, car j’appelle une clef ce Symbole qui ouvre les ténèbres du diable, pour que la lumière du Christ y puisse pénétrer » *.

Rufin, prêtre d’Aquilée, à la fin du quatrième siècle, rapporte aussi ce fait, mais avec de plus nombreux détails, dans un écrit consacré à l’explication du Symbole des Apôtres. « Nous tenons de nos pères, dit— 11, que les Apôtres, après l’ascension du Seigneur, et avant de se séparer pour prêcher l’Évangile à toutes les nations, arrêtèrent en commun une règle pour leur futur enseignement, pour prévenir le malheur d’exposer, après leur séparation, des croyances différentes à ceux qu’ils appelleraient à la foi 2 . S’étant donc réunis et pleinsdu Saint-Esprit, ils se communiquèrent leurs sentiments et composèrent cet abrégé des vérités qu’ils allaient annoncer au monde, et qu’ils devaient donner pour règle de foi aux croyants » 3 .

4. Duodecim apostoli velul perili artifices iu unium convenienles, clavemsuo consi'io coaflaverunt, clavem enim quandam ipsum symbolum dixerim p 'r quodreserantur diaboli tenebræ, ut ux Ghristi adveniat. Ambrosii Opéra. Paris, 1669, p. 733, Sermo 38.

2. Voilà certes des paroles peu respectueuses pour l’infaillibilité apostolique, comme M. Viguié le fait remarquer avec raison dans le Symbole des Apôtres, p. 12.

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