Actes XI, 1, 22; XV, 6, 22; XXI, 17 et suiv
4 . Actes VIII, 14 et 23; IX, 32, 39, 43 ; XI, 2; Gâtâtes II, 11 .
Il y eut toujours entre les Apôtres des relations continues 1 . Saint Paul lui-même, qui s’était fait une loi d’agir en dehors de l’influence des douze *, fut obligé à plusieurs reprises, par diverses circonstances, de se rendre à Jérusalem pour les consulter et s’entendre avec eux *.
Ajoutons, enfin, qu’il n’est pas un seul des Pères des Églises de l’Orient qui connaisse la tradition rapportée par Ambroise et par Rufin. Cyrille, qui fut évêque de Jérusalem de 350 à 386, a consacré dix-huit catéchèses à l’explication du Symbole des Apôtres. Il eut naturellement à parler de l’origine de ce formulaire. Le présenta-t-il comme l’œuvre des premiers prédicateurs du christianisme ? Bien loin de là. Il le rapporta à la nécessité dans laquelle s’étaient trouvés les conducteurs des Églises de dresser un résumé des croyances chrétiennes à l’usage de ceux auxquels leurs occupations ou leur défaut de culture ne permettaient pas d’étudier les saintes Écritures. « Comme tout le monde, dit-il, ne peut pas lire les Écritures, que l’ignorance empêche les uns et les affaires les autres de se pénétrer de la connaissance des vérités chrétiennes, on a pris soin, pour que leurs âmes ne se perdissent pas faute d’instruction, de renfermer en quelques articles,