Cypriatti Opéra, p. 296, Epiât. 69, ad Mayn
2. Symbolum giæce indicium dici potest... indicium vel signum... per quod agnoscerelur is qui Cliristum non s^cundum apostolicas régulas prædicaret... ut si fore occurreret quis de quo dubilalur, interrogatus symbolum prodat, si sit hostis an socius. Rufin, Expos, in Symbolum Apostolor., p. toi.
Tel est aussi le sens qu’y attache saint Augustin. On appelle, selon lui, ce formulaire le Symbole, parce que le chrétien fidèle, en confessant ce résumé de la foi reçue par l’Église, se fait reconnaître comme à un signe donné *.
Maxime de Turin ne l’entend pas autrement.
Les Apôtres donnèrent, selon lui, à l’Église le mystère du Symbole* comme un signe propre à en faire distinguer les membres des hérétiques et des infidèles 3 .
4 . Quod ideo Symbolum dicitur, quia ibi nostræ societatis fides placita continelur, et ejus confessione tanquam signo dato chri— slianus fidelis agnoscitur. Auyustini Optra, t. V,col. 4379, Sermo 214, § 42. Saint Augustin donne cette autre explication du mot ' Symbole : Symbolum autem nuncupatur a similitudine quadam, translalo vocabulo, quo symbolum inter se faciunt mercalores, quo eorum societas pacto ûdei teneatur. Et vestra societas est cominercium spiritualium, ut similis silis negotiatoribus bonam margaritam quærenlibus, hoc est charilas. Augustini Opéra, t. V, col. 1351, Sermo 212, § 1. Le Symbole des Apôtres, confession de foi des chrétiens, serait, d’après cette explication, une sorte de contrat qui liait les chrétiens entre eux. On l'enseignait aux catéchumènes pour leur apprendre à quoi ils s’engageaient en 'entrant dans la société chrétienne ; et en le récitant ensuite euxmêmes devant l’assemblée dps fidèles, au moment où ils allaient recevoir le baptême, ils adhéraient à ce contrat et s’engageaient à l’observer.
2. Le Symbole des Apôtres est appelé un mystère, parce qu’il n’était communiqué qu’à ceux qui étaient admis dans l’Église par le baptême.
3. Beati apostoli mysterium symboli tradiderunt, ut signaculum symboli inter fidos perfidosque secerneret et alienus a fide atque hostis appareret Ecclesiæ qui aut tanquam baptizalus nescisset, aut tanquam hæreticus corrupisset. Léo Magnus, Maximus Taiirinentis, etc., ed. Theoph. Raynaud, p. 239.
Et c’est ainsi qu’on l’entend encore dans l’Église catholique. « Ce mot, qui vient du grec, dit Des Odoards Fantin, signifie marque, caractère, signe Le Symbole est le signe auquel l'Église connaît ses véritables enfants 2 . » Ceux-là même qui prennent le Credo pour l’œuvre des apôtres ne donnent pas une autre signification au mot Symbole. « Il signifie, dit le père Le Brun, un signe duquel on convient pour distinguer une chose d’avec une autre. Dans les troupes, le mot du guet est un symbole qui fait distinguer le soldat de l’armée d’avec l’ennemi; et dans la milice chrétienne, la récitation du Credo a ' fait distinguer les chrétiens d’avec ceux qui ne l’étaient pas. De là est venue cette ancienne manière de parler : Donnez le signe, dites le Symbole, da signum, da Symbolum. Il est nommé pour ce sujet le Symbole de la foi ou des chrétiens 3 . »
J. ü. Vossius et, avec lui, la plupart des théologiens réformés du dix-septième siècle qui se sont occupés de ce sujet expliquent le mot Symbole dans le même sens. Ce nom, disent-ils, a été donné à la profession de foi que les catéchumènes récitaient au