‹ Le symbole des apôtresChapitre 28 sur 158 · Cypriani Opéra, p. Ï96. Epistola 69 ad Magnum · texte numérisé non relu

Cypriani Opéra, p. Ï96. Epistola 69 ad Magnum

3. Le Symbole des Apôtres rapporté dans les Constitutions apostoliques, lib. VII, cap. 41, était en usage à Antioche, on a du moins quelques raisons de le croire.

qui en dépendaient, dans la plupart, sinon dans toutes celles de l’Italie, et très-vraisemblablement aussi dans celle de Jérusalem *. L’ancienne formule du temps de Tertullien était-elle en usage partout ailleurs? Je l’ignore, mais ce qui est certain, c’est qu’à la fin du quatrième siècle, la profession de foi que récitaient les catéchumènes avaut d’être admis au baptême, dans les Églises de Constantinople, dans la plupart de celles de l’Asie Mineure, dans toutes celles de l’Espagne et de la Gaule méridionale, était, non le Symbole des Apôtres, mais le Symbole 'du concile oecuménique de Nicée, ou celui du premier concile oecuménique de Constantinople. Le fait est peu connu, il convient de le mettre en pleine lumière.

En 304, le concile de Laodicée décrète que quiconque aspire au baptême doit apprendre le Symbole de la foi et le réciter à l’évêque ou au prêtre, à la cinquième férié de la dernière semaine avant Pâques I. 2 . Le Symbole de la foi dont il

I. Le Symbole des Apôtres, en usage à Jérusalem du temps de Cyrille, évêque de cette ville, offre de grandes ressemblances avec celui des Constitutions apostoliques, et selon toutes les vraisemblances, il en dérive. Georg. Bull, Judidum Ecdesiœ catholicœ, Oxonii, lfi96, in-8°, p. 135 et suiv. 11 fut probablement apporté d’Antioche à Jérusalem vers la fin du troisième siècle.

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est ici question est le Symbole du concile de Nicée, comme le fait remarquer Renaudot

Au siècle suivant, l’empereur Basilisque, quelque favorable qu’il fût à l’arianisme, déclare que, de son temps, tout le monde était baptisé avec le Symbole du concile de Nicée, et qu’il en avait été de même des chrétiens qui avaient vécu avant eux *.

Son successeur, l’empereur Zénon, prescrit, dans son Hénoticon, d’administrer le baptême avec le Symbole du concile de Nicée et défend de se servir,

tou ; K~ ayj-tXeii rû iiciaxsiru Ti tcï; -ptoSuîsbou; . Canon 46.

Sacrosancta Concilia, (kl. Labbe.et Cossart, t. I, col. 1504.

1. Ul apud Græcos mon;, ita apud Orientales fidei vocabulum Symbolum nicænum in commun! usu ecdesiastico significat. Ri naudot, Liturginrum orientalium collertio, t. I, p. 219. Il n’csl pas inutile de faire remarquer ici que, aussi longtemps que les confessions de foi dressées dans les conciles œcuméniques de Nicée et de Constantinople ne furent pas employées comme professions de foi des catéchumènes; elles furent constamment désignées par les écrivains grecs par le mol de mm;. (Voyez Caspari, Ungedruckte, unbeachtete and tcenig beaclitete (Juellen sur Geschichte des Taufsymbols and der Glaubensregel, p. 24-26, note 28). Mais, lorsque, à partir du cinquième siècle, elles servirent à cet usage dans les Églises de l’Orient, elles ne furent plus désignées que par le nom de Symbole, 2ù,u.£sXov. Ce changement do dénomination fut évidemment le résultat du nouvel emploi qu’on fil de cos confessions de foi. Je ne saurais ici me ranger à l’opinion de M. Caspari, qui voit dans ce changement un effet do quelque influence que les Églises de l’Occident auraient exercée sur celles de l’Orient. Le fait quo je viens de signaler me parait venir à l’appui de la conjecture do Néander sur le sens et l’emploi primitif du mot Symbole, conjecture dont j’ai parlé à la fin du chapitre précédent.

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