Witsius, In Symbolum exercit., t. I
3. Witsius n’a pas été le seul théologien qui ait signalé ces lacunes du Symbole des Apôtres. Plusieurs théologiens lulhérietis du dix-septième siècle ont cru devoir aussi les faire remarquer. Quidam articuli /iilei fundamentales, dit l’un d’eux, in Symbulo Apostolico silentio prœtereuntur, Nihil explicite in illo traditur de benevolentia üei universali, de satisfaclkme et me-
LE SYMBOLE DES APOTRES 7g
Le savant théologien hollandais aurait pu ajouter qu’on y chercherait en vain la doctrine capitale de la théologie des Apôtres, je veux dire la doctrine de la rédemption par Jésus-Christ. Je ne parle ici toutefois que des Symboles des Apôtres de la fin du quatrième siècle et de ceux qui les ont suivis jusqu’au Symbole vulgaire qui est resté la forme définitive de cette confession de foi; car cette doctrine est très-nettement mentionnée dans les Symboles d’un âge plus reculé.
On lit en etfyt dans la seconde partie du Symbole copte, qui est probablement du milieu ou au plus tard de la fin du troisième siècle : « Il a été crucifié pour nous, sous Ponce Pilate ; il est mort pour notre rédemption ' . » Un autre Symbole qui appartient à la môme époque, celui qui est rapporté dans les Constitutions apostoliques, liv. VII, ch. 42, dit également que Jésus-Christ • est mort pour nous, » dmoôavov va û~îp 'h jjlwv - . Celui de l’Eglise d’Antioche, traduit en latin par Cassien, fait une allusion évidente à la môme doctrine, en déclarant qu’il est venu sur la terre pour nous, qui propter nos venit *.
rito Cliristi, de convenione et reijeneratione, de tmione mystica renatorum cumDeo. Hollaz, Exam. theolog., Leipz., 1763, p. 55. 1. Bunsen, Hippolytus, t. I, p. 496.
ï. Ce Symbole est dans l’Appendice u° 3.